Afghanistan: Qu'on arrête de piétiner le Parlement !

Posté le 7 Mai 2012 dans Les Communiqués , National


Le député Georges DALLEMAGNE s’étonne des déclarations du Ministre Reynders hier à son retour d’Afghanistan. Le Ministre des Affaires étrangères n’a en effet pas exclu la présence de militaires belges sur le sol afghan au-delà de 2014.


Cette hypothèse est contraire à l’accord de gouvernement qui prévoit « un retrait des troupes belges à partir de 2012, avec un retrait définitif au plus tard en 2014 ».

L’hypothèse soulevée par le Ministre contredit également la réponse donnée par le Premier Ministre à la question de G.Dallemagne en séance plénière du 19 avril 2012 sur le résultat de ses entretiens avec la Secrétaire d’Etat américaine H.Clinton. Le Premier Ministre avait en effet confirmé : « Je lui ai rappelé le calendrier de retrait de nos troupes. Dans l’état actuel des choses, quelque 220 militaires belges doivent revenir au pays cette année. Le retour du reste de notre contingent est prévu pour fin 2014 au plus tard. »

Georges DALLEMAGNE rappelle que ce point de l’accord de gouvernement avait été le fruit d’âpres négociations.

En outre, Georges DALLEMAGNE regrette vivement que le débat prévu cette semaine en Commission des Relations Extérieures sur l’Afghanistan ait été annulé. C’est d’autant plus déplorable que des membres du Gouvernement se rendront au Sommet de l’OTAN à Chicago les 20 et 21 mai prochains sans avoir consulté le Parlement sur ce sujet. A cet égard, le député rappelle que la déclaration de politique générale stipule que : « les décisions en matière de participation à des opérations à l’étranger sont d’une importance politique et sociétale majeure et ont besoin d’une plus grande légitimité démocratique ». La déclaration précise également que « par souci de transparence, le gouvernement s’engage à informer sans délai le Parlement  et à l’associer dans le suivi des opérations à l’étranger. »

Georges DALLEMAGNE demande donc que le Ministre des Affaires étrangères s’en tienne à la déclaration gouvernementale et qu’un débat soit organisé au Parlement avant le sommet de Chicago afin de confier un mandat clair au Premier Ministre qui a confirmé sa présence.