Aidants proches: Catherine Fonck plaide pour une reconnaissance plus que symbolique

Posté le 21 Mars 2013 dans Les Communiqués , National , Chambre , Enseignement/Famille


La députée Catherine Fonck a appris par voie de presse qu’un projet de loi visant à « reconnaître » les aidants proches arrive ce vendredi sur la table du Conseil des Ministres. La députée prévient déjà qu’elle sera attentive à ce que ce projet ne soit pas uniquement symbolique.


Il doit absolument renfermer des mesures effectives qui se concrétisent rapidement pour les aidants proches, ces personnes non professionnelles qui  prennent soin de proches en perte d’autonomie. Pour la députée humaniste, certains points, qu’elle défend par ailleurs dans une proposition de loi déposée à la Chambre, doivent à tout prix se retrouver dans ce projet :

• Pour éviter que la carrière professionnelle de ces personnes dévouées ne soient mise à mal et que les situations éprouvantes que certains vivent au quotidien ne deviennent source d’usure physique ainsi que psychologique, plusieurs aidants proches doivent pouvoir être reconnus pour une seule personne dépendante. Cette démarche d’accompagnement devant, lorsque les facultés de la personne suivie le permettent, être reconnue de manière conjointe. 

• La collaboration et l’articulation entre les professionnels des soins et de l’aide à domicile ainsi que les aidants proches doivent être garanties. 

Une conciliation optimale entre activité professionnelle et vie privée doit être favorisée.  Ainsi, un congé thématique spécifique doit être mis en place pour assurer au travailleur de pouvoir réduire temporairement son temps de travail tout en étant protégé contre le licenciement et tout en ayant sa période de « congé » assimilée au niveau de sa pension. Dans sa proposition, Catherine Fonck suggérait deux possibilités : une suspension complète jusqu’à 24 mois ou une réduction des prestations jusqu’à 48 mois. 

• Pour les aidants proches qui exercent cette activité à temps plein et qui, pour cette raison, ne sont pas disponibles sur le marché de l’emploi, une dispense de contrôle de disponibilité doit être instaurée. 

Catherine Fonck tient également à préciser que le développement de la reconnaissance des aidants proches ne doit en aucun cas être prétexte à un désinvestissement de l’Etat dans la prise en charge de la grande dépendance. 

La députée ne manquera pas de rappeler tous ces points au Secrétaire d’Etat en charge du dossier lors d’une question prévue cet après-midi en Commission des Affaires sociales de la Chambre des représentants et portant sur ce point.