CETA : la démocratie wallonne au service d’une autre mondialisation

Posté le 24 Octobre 2016 dans Les Communiqués , International


Le cdH s’est réuni en bureau politique ce matin et a, une nouvelle fois, exprimé sa position sur le CETA : le traité d’échanges commerciaux entre l’Union européenne et le Canada ne peut être approuvé tant que nous n’aurons pas obtenu toutes les avancées nécessaires pour ratifier un accord sur des bases juridiques contraignantes qui protègent les citoyens.


Les négociations de ces dernières semaines ont abouti à une série d’avancées mais elles prennent la forme d’une « marmelade » de textes qui n’ont pas tous la même valeur juridique.

Le cdH exige que les engagements formulés par les négociateurs et les avancées obtenues soient garantis dans les textes avec valeur contraignante.

Nous demandons au Premier ministre d’être le Premier ministre de tous les belges, y compris des wallons. La Belgique doit relayer le point de vue des wallons.

A ce jour, plusieurs points de blocage subsistent dans le CETA : absence de clauses de sauvegarde réciproques qui permettent aux agriculteurs d’être protégés, et le recours à une cour indépendante composée de magistrats professionnels pour régler les litiges, …

Le cdH revendique les mêmes droits que ceux obtenus par l’Allemagne, notamment de pouvoir sortir du CETA en cas d’évaluation négative.

Ces demandes sont portées avec force par le cdH pour défendre les PME, les agriculteurs, les travailleurs, les artisans, le monde associatif, … Le cdH souhaite réguler les échanges internationaux par une législation supra-nationale transparente et par un contrôle d’une cour internationale totalement indépendante.

Il s’agit pour les humanistes de faire triompher des valeurs à l’encontre d’intérêts particuliers par une nouvelle organisation de la mondialisation.

Le cdH estime qu’il est indispensable de poursuivre le chemin des négociations, dans un timing réaliste, pour aboutir à un bon accord tant pour les européens que les canadiens.