Colloque "les jeux dangereux, ce n'est pas du jeu"

Posté le 25 Novembre 2011 dans Les Communiqués , Fédé Wallonie-Bruxelles


La Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Marie-Dominique SIMONET, a organisé, ces jeudi 24 et vendredi 25 novembre 2011,le colloque « les jeux dangereux, ce n’est pas du jeu : les jeux violents et jeux d’évanouissement – Sensibilisation, prévention et intervention de crise » au Palais des Congrès de Liège.


Comment parler aux enfants et aux adolescents des jeux dangereux au cours desquelsdes jeunes se mettent en danger ? Et aux parents ? Faut-il le faire au risque de les inciter et d’obtenir l’effet inverse à celui recherché ? Comment l’école et l’ensemble des milieux de vie des enfants et des adolescents peuvent-ils faire face ? Autant de questions auxquelles, vu l’importance du phénomène des jeux à risques en milieu scolaire et ailleurs, il semble essentiel d’apporter des pistes de réponses. Sensibiliser, informer ou encore faire face à la crise, oui mais comment ?

Depuis plusieurs mois, des groupes de travail interdisciplinaires réfléchissent à ces questions afin de mettre en place un dispositif global de sensibilisation, de prévention et d’intervention. Le jeudi 24 novembre, des pistes d’actions ont été débattues par plus de 70 experts belges et étrangers. Le vendredi 25 novembre, le fruit de ces réflexions a été présenté à plus de 350 professionnels de l’Enseignement (directeurs, enseignants, membres des équipes des Centres PMS et des Services PSE) et de l’Education (Jeunesse, Aide à la Jeunesse, Education aux médias, Accueil Temps Libre,…).

Lors de ces deux journées, la thématique des jeux dangereux a été abordée selon trois angles :

La sensibilisation quel dispositif de prévention mettre en place prioritairement pour les adultes de l’école, dans des lieux où rien n’a encore été remarqué, mais où les acteurs de l’école sont sensibilisés à cette problématique ?

Selon ce 1er groupe de travail et suite aux échanges, la sensibilisation doit approcher les notions de respect de soi et d’autrui, d’estime de soi, du savoir dire « non », de solidarité, du respect de la différence, de la citoyenneté et du besoin de reconnaissance. Pour ce faire, plusieurs recommandations dont : inscrire cette thématique dans le projet d’établissement, intégrer l’information dans divers cours, mettre en évidence les bonnes pratiques déjà installées dans les écoles, les centres PMS et les associations ou encore établir des liens avec les cellules bien-être. En plus d’agir sur l’élève, le groupe de travail a également souligné l’importance d’agir sur la formation des professionnels de l’enseignement.

La prévention : quel dispositif de prévention concevoir, davantage orienté vers les élèves dans des lieux où les acteurs de l’école ont vu, entendu quelque chose et où l’on suspecte l’existence de tels jeux ?

Suite aux réflexions de ce second groupe de travail et aux échanges, plusieurs propositions émergent dont : développer les lieux d’expression individuelle ou collective tant au bénéfice des élèves qu’au bénéfice des adultes, développer la « culture du lien » afin de prôner la compréhension de l’appel à l’aide grâce à la solidarité entre collègues et entre les élèves ou encore former les enseignants à l’écoute, au travail en équipe, aux signes particuliers.

L’intervention de crise : comment s’y préparer et mettre en place des interventions concertées dans des situations où des faits ont été constatés dans ou en dehors des temps et lieux scolaires ?

Ce 3e groupe de travail a proposé la mise en place d’un plan d’urgence et d’intervention de crise diffusé aux chefs d’établissements. Ce plan d’urgence se baserait sur l’intervention d’une cellule de crise mise sur pied par l’établissement et constituée de la direction et de représentants des différentes instances de l’école. Cette cellule serait chargée notamment de prévenir les secours, les parents ou encore de s’occuper de la prise en  charge des autres élèves. L’objectif de ce plan d’urgence permettrait une gestion adéquate de l’accident dans un temps opportun et ce avec un certain recul.

Selon Marie-Dominique Simonet, agir sur les jeux d’évanouissement et les jeux dangereux pourrait paraître secondaire, au regard de ce qu’est le cœur de la mission de l’enseignement : la transmission des connaissances. Mais en inscrivant la prévention des pratiques dangereuses que sont les jeux d’évanouissement et les jeux d’agression, dans une approche globale de la prévention de la violence, c’est aussi à la lutte contre l’échec et le décrochage scolaire que nous participons.

Pour plus d’infos: http://www.colloquejeuxdangereux.be