Conflit PS-MR: le cdH condamne la mauvais foi des uns et des autres

Posté le 5 Février 2013 dans Les Communiqués , National


Le cdH condamne les propos mensongers tenus ces derniers jours sur les intérêts notionnels et sur l’impôt des sociétés.


Le MR a tenu la plume de la fiscalité en Belgique pendant 12 ans et est l’auteur principal des intérêts notionnels. Le PS, quant à lui, en est le co-auteur. Il est aujourd’hui un peu trop facile pour le parti socialiste de pourfendre les intérêts notionnels alors qu’il les a votés en 2005 et de tenir un double discours en fonction des circonstances. Pour rappel, en 2005, le cdH n’a pas voté les intérêts notionnels.

De plus, en ce qui concerne le MR, qui a initié les intérêts notionnels, le porte-parole du MR, Frédéric Cauderlier, n’hésite pas à mentir sur la réforme de l’ISOC. Ce matin, en une de l’Echo, il affirme : « Enfin le miracle arrive ! Cela fait des années que l’on plaide pour une baisse de l’ISOC. Le cdH nous rejoint enfin. »

Le miracle serait plutôt que le MR retrouve la mémoire ! Le cdH est le 1er parti à avoir demandé cette mesure mais le MR a préféré mettre en place les intérêts notionnels.

En effet, lors des débats parlementaires du 2 juin 2005 sur les intérêts notionnels, Jean-Jacques Viseur, député cdH a tenu les propos suivants :

« Je suis heureux de prendre la parole maintenant, et pas pour aujourd'hui ou pour les semaines à venir. J'attache beaucoup d'importance au fait que ce que je vais dire sera repris dans les annales et je vous donne rendez-vous à tous, dans quelques années, pour les effets de ce projet. Ce projet contient de bonnes choses et d'autres beaucoup plus inquiétantes; l'avenir les départagera (…). Première réflexion. Si l'on voulait donner un signe à nos entreprises et aux entreprises étrangères voulant investir en Belgique (…) il était extrêmement facile de prendre une mesure simple, à savoir abaisser le taux d'impôt de l'ISOC. La mesure aurait été bien visible et facile à exprimer, le taux belge en matière d'impôt des sociétés devenant, par exemple 24%, 23% ou 22%. Tout aurait été clair, visible pour tous et, sur le plan budgétaire, cela aurait eu un effet positif. On contrôlait vraiment les conséquences car elles auraient été calculées sur base des rentrées actuelles de l'ISOC et on aurait su qu'il n'y avait pas de variation. Mais on a préféré faire compliquer alors qu'on pouvait faire simple. »

Aujourd’hui, le cdH souhaite que le climat au Gouvernement reste constructif pour réaliser une véritable révolution fiscale qui dope l’économie et l’emploi, comme le Président du cdH, Benoît LUTGEN, l’a annoncé en ce début d’année. Le cdH demande à cet égard une réforme efficace, juste et incitative.