CONGO : la Belgique doit hausser le ton !

Posté le 19 Novembre 2016 dans Les Communiqués , International


À la suite de la réunion ce 18 novembre d’un GT « Afrique », présidé par le député fédéral Georges Dallemagne et réunissant notamment plusieurs responsables issus de la communauté congolaise, le cdH exprime ses plus vives inquiétudes concernant l’aggravation de la situation politique au Congo. 


Pour le cdH, la Belgique doit soutenir le peuple congolais qui s’oppose aux manœuvres dilatoires des autorités présidentielles. Le cdH continue à insister pour que M. Kabila respecte la Constitution et quitte le pouvoir le 19 décembreprochain. On ne peut accepter qu’un report de l’élection présidentielle se traduise par un 3ième mandat « de fait ». 

Les efforts actuels de la CENCO en vue d’aboutir à un dialogue véritablement inclusif et de garantir une transition apaisée à la suite du 19 décembre 2016  et du départ de M. Kabila doivent être soutenus. Cela doit notamment permettre d’organiser les élections présidentielles le plus tôt possible en 2017 et non pas en 2018 comme les autorités l’envisagent désormais.

Au vu de l’évolution constatée sur le terrain et des risques graves de dérapages violents si le maintien au pouvoir du président Kabila se confirmait, le député Georges Dallemagnedemande l’application complète et immédiate par le Gouvernement belge de la résolution relative aux élections présidentielles en République démocratique du Congo, qui a été adoptée à l’unanimité par la Chambre le 20 juillet 2016. 

À l’initiative de M. Dallemagne, cette résolution réclamenotamment la mise en place de sanctions personnelles ciblées (interdiction d’entrée sur le territoire, gel des avoirs bancaires, poursuites devant la Cour pénale internationale) à l’égard de personnes jugées responsables de graves violations des droits de l’homme, d’actions de répression violente, d’intimidation ou de harcèlement. Il est aussi demandé de geler l’aide bilatérale directe au gouvernement congolais si la date des élections prévue par la Constitution n’est pas respectée. 

Pour le cdH, la mesure actuelle de limitation à 6 mois des visas diplomatiques est largement cosmétique, étant donné que de nombreuses autorités congolaises bénéficient soit de la nationalité belge, soit d’un permis de séjour sans nécessité de visa, soit parce que le Gouvernement belge a déjà indiqué qu’il ne s’opposerait pas à la délivrance de ces visas. 

Pour pouvoir peser positivement et dès à présent sur le cours des choses, le Gouvernement belge doit indiquer bien avant le 19 décembre quelles seront les mesures concrètes et précises qui seront prises à l’endroit des personnalités qui violeront la Constitution congolaise et commettront des violences à l’encontre du peuple congolais. 

Le Gouvernement belge doit aussi affirmer clairement qu’il se tiendra aux côtés de la population congolaise pour retrouver et réclamer les sommes colossales détournées par certains responsables politiques aux dépens du trésor congolais.