Convention Doel 1 et 2 : une politique affligeante du tout au nucléaire

Posté le 1 Décembre 2015 dans Les Communiqués , National , Energie/Ecologie


Le député Michel de Lamotte a accueilli froidement l’annonce d’un accord entre le gouvernement et les producteurs d’énergie nucléaire sur la convention pour la prolongation des centrales de Doel 1 et 2 et sur le niveau de taxation de la rente nucléaire. Les principales raisons invoquées pour cette réouverture sont affligeantes.


Tout d’abord, le gouvernement justifie cet accord par une garantie de sécurité d’approvisionnement. Or, alors même que Doel 3 et Tihange 2 ont été relancés, ce qui soulève encore beaucoup de questions pour le cdH, la réouverture des réacteurs de Doel 1 et 2 est tout simplement superflue, la sécurité d’approvisionnement étant assurée. Michel de Lamotte regrette une nouvelle fois la politique du tout au nucléaire du gouvernement.

Cette prolongation est également justifiée par une prétendue transition énergétique. Or à l’heure actuelle, aucune réflexion n’est menée pour assurer une transition et un développement de l’énergie renouvelable dans les meilleures conditions. Au contraire, le gouvernement ne fait que détricoter les avancées substantielles obtenues sous la précédente législature pour développer le mix énergétique alternatif.

En outre, comme l’ont indiqué le Conseil d’Etat et la Ministre elle-même dans l’exposé des motifs de la loi visant la prolongation de Doel 1 et 2, une base légale adoptée à la Chambre aurait dû précéder la signature de cette convention.

Enfin, il s’agit d’un nouveau coup dur pour le budget de l’Etat. La taxation de la rente nucléaire a été revue à la baisse de plus de 65% soit une nouvelle perte sèche pour le budget de l’Etat.

C’est d’une autre politique énergétique dont a besoin la Belgique. En effet, dès 2025, il en sera fini du nucléaire. Le gouvernement ne prépare en rien cette échéance légale particulièrement proche alors même que la Belgique dépend du nucléaire à hauteur d’un peu plus de 40%.