Enquête PISA 2012 - Complément sur la résolution de problèmes sur ordinateur

Posté le 1 Avril 2014 dans Les Communiqués , Fédé Wallonie-Bruxelles , Enseignement/Famille


Depuis 2000, une enquête PISA est menée tous les trois ans au sein des pays membres de l’OCDE et de pays partenaires. Elle vise à évaluer les compétences des élèves de 15 ans dans trois domaines : la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique. De manière cyclique,  les élèves sont interrogés sur un domaine défini comme majeur et sur les deux autres définis comme mineurs.


En complément à cette enquête, des épreuves de résolution de problèmes sur ordinateur ont été administrées dans 44 pays sur les 65 ayant participé à PISA 2012. L’OCDE a communiqué ce mardi 1er avril les résultats relatifs à ce complément.

Il convient avant tout de préciser que ces enquêtes internationales constituent un outil parmi d’autres permettant d’améliorer le pilotage de notre enseignement.

Pour rappel, plusieurs constats ont été dressés en décembre 2013 concernant l’épreuve principale :

- en lecture, les résultats actuels font suite à une progression déjà notable en 2009, puisque dès ce moment nous avions dépassé la moyenne de l’Union européenne. Aujourd’hui, nous sommes au-delà de la moyenne UE, mais aussi au-delà de celle de l’OCDE ;

- en sciences, il reste incontestablement du chemin à parcourir même si une légère progression peut être notée ;

- pour les mathématiques, après deux éditions assez préoccupantes, nous sommes aujourd’hui exactement au niveau de l’OCDE et nous avons dépassé la moyenne UE.

Cette progression sensible des résultats en mathématiques et en lecture trouve son explication dans l’engagement des acteurs mais aussi dans un effet systémique.

Pour ce qui concerne la résolution de problèmes sur ordinateur, qui ne s’appuie pas sur des connaissances pré-requises, les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles obtiennent des résultats plus faibles que la moyenne de l’OCDE (485 points pour une moyenne OCDE de 500 points) et se situent dans un groupe de pays composé de la Suède, du Portugal, de la République slovaque, de la Pologne et de l’Espagne. C’est au niveau des élèves porteurs d’un indice socioéconomique faible ou très faible que la différence avec la moyenne de l’OCDE se marque le plus.

Le service d’analyse des systèmes et des pratiques d’enseignement de l’ULg, chargé d’analyser ces résultats, indique que la résolution de problèmes telle que définie par PISA est essentiellement travaillée en Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre du cours d’éducation par la technologie au 1er degré ainsi que de manière transversale dans différentes matières. Il faut toutefois préciser que les nouveaux référentiels de compétences terminales en mathématiques et en sciences, entrant en vigueur dès septembre 2015, mettent nettement l’accent sur les processus mentaux de résolution de problèmes ou de démarche expérimentale.

Pour expliquer ces résultats, le service émet également l’hypothèse de la relative rareté de l’utilisation d’un ordinateur à l’école.

La Ministre en charge de l’enseignement obligatoire, Marie-Martine Schyns, estime que si des efforts importants ont déjà été consentis par la Wallonie (compétente pour l’équipement) et par la Fédération Wallonie-Bruxelles (compétente pour la formation) au travers du plan « cyberclasse » et surtout depuis cette législature du plan « école numérique », mobilisant des moyens importants en matériel et en accompagnement humain, il est impératif d’être beaucoup plus ambitieux dans les années à venir.

Le président du cdH, Benoît Lutgen, l’a rappelé avec force lors de l’adoption du programme du cdH ce samedi 29 mars : au-delà des savoirs de base, un des enjeux majeurs des années à venir sera de faire entrer toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans l’ère du numérique.

Marie-Martine Schyns considère en effet que la maitrise des outils informatiques (traitement de texte, tableurs…) et numériques de manière générale (recherche d’information sur internet, décodage de la pertinence, hiérarchisation, interaction avec l’outil…) ne sont plus des options mais des impératifs pour la formation de tous les élèves.