LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES DOIT RESTER UNE PRIORITE

Posté le 30 Avril 2015 dans Les Communiqués , National , Femmes cdH


Les femmes cdH et leur présidente, Dorothée Klein, sont choquées d’apprendre que, selon le journal De Standaard, la Police abandonnerait la priorité donnée à la lutte contre les violences conjugales dans le prochain Plan national de sécurité (PNS). 


Plus de 40.000 faits de violences sont enregistrés chaque année en Belgique. La moitié de ces cas relève de la violence physique et dans 85 % des cas, les victimes sont des femmes. La pauvreté des données statistiques ne permet absolument pas de conclure à une diminution des faits de violence, ni à une réduction du chiffre noir en la matière.

Contrairement à ce qu’affirment les responsables de la Police fédérale, les femmes cdH estiment que les dispositions actuelles dans les commissariats de police ne sont pas suffisantes au niveau de l’accueil des victimes, de leur accompagnement et leur traitement lors de l’enquête judiciaire. Elles ne permettent pas de briser la loi du silence et d’inciter les victimes à porter plainte. C’est également l’avis des associations de terrain qui accompagnent les victimes.

Les femmes cdH demandent que la lutte contre les violences reste plus que jamais une priorité dans le PNS, que l’ensemble des commissariats améliore l’accueil de première ligne et que la politique menée sous l’ancienne législature par la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, soit poursuivie.

Elles souhaitent également que l’actuel gouvernement fédéral présente au plus vite le nouveau Plan national de lutte contre la violence basée sur le genre. Dans ce cadre, une nouvelle étude nationale sur la prévalence des faits de violence devrait être menée afin de mieux cerner l’importance du phénomène : il s’agirait de rééditer l’enquête menée en 2009 sur « Les expériences des femmes et des hommes en matière de violence psychologique, physique et sexuelle » menée par l’Institut  pour l’égalité des femmes et des hommes. Une étude sur le coût de la violence dans tous les domaines (santé, emploi, etc.) pourrait la compléter afin d’ouvrir les yeux de ceux qui en auraient encore besoin sur les conséquences de ce qui reste un tabou.

Si cette disparition de la lutte contre les violences dans le PNS se confirmait, il s’agirait d’une nouvelle manifestation de la démission de l’actuel gouvernement fédéral en matière d’égalité femmes-hommes, ce que déplorent vivement les femmes cdH.