Le Musée d’art moderne et contemporain sur une voie de garage ?

Posté le 10 Décembre 2014 dans Les Communiqués , Fédé Wallonie-Bruxelles , Culture/Sport


Joëlle Milquet, Vice-Présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Ministre de la Culture a pris connaissance des déclarations contradictoires du Ministre fédéral en charge de la Régie des Bâtiments et de celles de la Secrétaire d’Etat à la Politique scientifique à l’occasion de la présentation des notes de politique générale.


Le premier affirmant le 13 novembre dernier : « La Régie des Bâtiments, en parfaite collaboration avec les Musées Royaux des Beaux-Arts, effectuera les études pour les travaux d’aménagement à réaliser dans le bâtiment “Dexia Art Center” en vue d’y installer le Musée d’Art moderne », alors que la seconde annonçait ce 8 décembre : « (…) C’est pourquoi on examine de quelle façon la collection d’art moderne des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique pourrait de nouveau être intégrée dans ses bâtiments ».

Le Gouvernement fédéral souhaite donc, d’une part, installer le Musée d’Art moderne à la rue de l'Ecuyer, dans l’ancien bâtiment Vanderborght et, d’autre part, réinstaller les collections d’art moderne et contemporain au sein des murs des Musées royaux des Beaux-Arts, alors que d’importants et coûteux travaux ont eu lieu, il y a peu, pour la création du Musée Fin-de-Siècle qui accueille notamment la collection Gillion-Crowet.

Le gouvernement fédéral souhaite-t-il réellement sortir des caves les collections d’art moderne et contemporain afin qu’elles puissent enfin être à nouveau accessibles au public ? A la lecture des notes de politiques générale, on peut malheureusement en douter.

Bruxelles, à l’instar des autres grandes métropoles, se doit de disposer rapidement d’un musée d’art moderne et contemporain. L’ambition de la Région de Bruxelles-Capitale de réaffecter l’ancien garage Citroën, place de l’Yser, va dans ce sens et contribuera au déploiement économique et culturel de la capitale. Saisissons cette opportunité pour associer les différents niveaux de pouvoirs et exposer des collections tant publiques que privées qui n’attendent qu’à être montrées au plus grand nombre.