Les demandeurs d'emplois privés de dispense pour raisons sociales et familiales: pour Catherine Fonck, il faut tenir compte des situations les plus difficiles !

Posté le 19 Février 2015 dans Les Communiqués , National , Emploi/Economie


Catherine Fonck, cheffe de groupe cdH à la Chambre, demande au Vice-Premier Ministre de l’Emploi de revoir sa copie de l’arrêté royal du 30 décembre 2014. 


Kris Peeters doit prévoir une dispense de disponibilité pour le marché de l’emploi (à temps plein ou à temps partiel) pour les chômeurs qui sont des aidants proches assistant une personne en situation de grande dépendance (loi du 12 mai 2014), que ce soit un proche gravement malade ou lourdement handicapé.

Pour rappel, l’arrêté royal du 30 décembre 2014 a modifié la réglementation chômage notamment en ce qui concerne la condition de disponibilité pour le marché de l’emploi. Ainsi, depuis le 1er janvier 2015, la dispense de disponibilité pour le marché de l’emploi pour « raisons sociales et familiales » a purement et simplement été abrogée et ne peut donc plus être octroyée.

Autant il n’est pas acceptable que des prétextes bidons soient utilisés pour obtenir une dispense de disponibilité permettant donc d’échapper à l’obligation de la recherche d’emploi, autant ne pas prendre en considération l’investissement auprès d’un proche gravement malade ou lourdement handicapé serait injuste et inacceptable. Il est illusoire de penser qu’une personne qui s’occupe d’un proche gravement malade ou lourdement handicapé puisse combiner cela avec la recherche efficace d’un emploi. Par ailleurs, cela ne mènerait pas l’Etat à réaliser des économies car ces personnes en grande dépendance devraient alors être prises en charge par d’autres structures (à domicile ou en institution).

Catherine Fonck plaide pour un modèle de société où l’Etat reconnaît à sa juste mesure l’investissement humain majeur des personnes qui s’occupent d’un proche gravement malade ou lourdement handicapé !