Médicaments à effets tératogènes : des effets dramatiques in utero qui nécessitent des mesures plus claires et plus fortes pour prévenir de malformations graves

Posté le 20 Décembre 2016 dans Les Communiqués , National


Selon des chiffres des Mutualités Libres parus dans Le Soir de ce mardi, les prescriptions de Dépakine restent fréquentes. Catherine Fonck rappelle qu’elle a déposé en janvier 2016 une proposition de loi afin d’apposer un logo visuel spécifique sur les boîtes de médicaments à effets tératogènes (dont la Dépakine-Valproate mais aussi d’autres médicaments sont concernés).


Pour la députée humaniste, il est urgent d’avancer sur cette problématique tant l’impact de la prise de ces médicaments par des femmes enceintes sur le développement de l’enfant peut être grave (handicaps physiques, handicaps mentaux, autisme, troubles psychomoteurs,…).

Certes, des indications claires sont présentes sur la notice mais cela ne suffit pas. Ce traitement est pris au long cours et les patientes n’y pensent pas nécessairement en cas de survenue de grossesse. Un logo de mise en garde doit être placé de manière visible sur la boîte.

Bien que la majorité et la Ministre n’y aient pas vu d’intérêt au moment de son dépôt, l’objectif de cette proposition est important. La Ministre a d’ailleurs fini par mettre en place un groupe de travail au sein de l’AFMPS (Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé) après que la proposition de Catherine Fonck ait reçu un soutien massif de l’AFMPS, des professionnels de la santé (Groupement des Gynécologues Obstétriciens de Langue Française de Belgique (GGOLFB), Vlaamse Vereniging voor obstetrie & gynaecologie, Conseil national de l’Ordre des pharmaciens,…), des associations de patients (Ligue des usagers des services de santé, Vlaams Patientenplatform) et de l’Association belge des victimes du syndrome Valproate.

Catherine Fonck demande que sa proposition soit mise à l’ordre du jour de la commission de la Santé de la Chambre dans les plus brefs délais. Elle plaide également pour qu’un recensement des patientes concernées soit établi par l’INAMI pour avoir une idée plus précise du nombre de patientes ayant pris de la Dépakine pendant leur grossesse et dont les enfants ont pu être contaminés in utero mais aussi pour pouvoir informer ces familles qui ignorent encore parfois les liens entre la prise de Dépakine et les handicaps de leurs enfants.

Enfin, cela doit aussi aller de pair avec la mise en place de centres de prise en charge des victimes.