MR et PS: kot à kot contre les étudiants !

Posté le 26 Octobre 2013 dans Les Communiqués , National , Logement/Aménagement


Pour le cdH, la décision du Conseil Provincial du Brabant wallon (MR-PS) de taxer les kots d’étudiants est déplacée pour deux raisons.


1. Cette mesure provoquera une augmentation des loyers qui pénalisera tous les étudiants qui louent un kot et rendra plus difficile l'accès au logement étudiant pour les familles.

Le logement des étudiants constitue une part importante du budget pour les parents dont les enfants font des études supérieures. Or, augmenter les taxes des propriétaires sur ces logements va sans aucun doute engendrer une augmentation des prix de la location pour les parents.

2. L’esprit « sous-localiste » de la nouvelle majorité MR et PS est inquiétante et terriblement minimaliste. Les étudiants et les parents de tout le pays sont concernés par cette décision. Selon le journal L’Avenir de ce 26 octobre 2013, pour le président du collège provincial, Mathieu Michel (MR) : «Nous sommes dans une dynamique intéressante de recettes nouvelles sans toutefois sanctionner les Brabançons wallons, car il me semble que les étudiants du Brabant wallon sont moins enclins à loger à Louvain-la-Neuve.» Mais que font-ils de tous les étudiants qui proviennent du Hainaut, de Liège, du Luxembourg, de Namur, de Bruxelles et de la Flandre ?

Cette décision va à l’encontre de la position du cdH local qui, via son conseiller provincial Philippe MATTHIS, s’est opposé à cette mesure et va également à l’encontre des demandes de l’ensemble du cdH.

Le cdH, via notamment son député fédéral Josy ARENS, porte à bras le corps le dossier de la déductibilité des frais de kot afin de réduire la facture pour les parents. Sa proposition de loi prévoit d’aider les familles en majorant la quotité de revenus exemptée d’impôts de 3.000 € pour chaque enfant ayant atteint l’âge de 18 ans, qui poursuit des études dans l’enseignement supérieur. Ceci pour autant que l’établissement soit situé à une distance minimale de 30 kilomètres du domicile. Pour que cette mesure bénéficie également aux revenus les plus faibles, le cdH a également proposé de majorer le montant du crédit d’impôt. Ce montant de 450 € serait versé par l’administration des finances aux citoyens qui sont dans les conditions pour profiter de la loi, mais qui ne paient pas d’impôts.