Pensions minimales : Catherine Fonck demande au Premier Ministre de tenir ses promesses

Posté le 16 Juin 2016 dans Les Communiqués , Chambre


Le projet de loi sur les pensions minimales a été voté hier en Commission des Affaires sociales de la Chambre. Ce projet prévoit une hausse de la pension minimale de 0,7%. Cette mesure devrait concerner environ 160.000 personnes, selon les chiffres du Ministre des Pensions.


Une bonne nouvelle donc ? Oui… mais beaucoup de pensionnés sont oubliés…

En effet, le Premier Ministre s’était engagé auprès de toutes les personnes bénéficiant d’une pension minimum à ce que les nouvelles taxes et l’augmentation de la TVA sur l’électricité de 6% à 21% soient compensées.

Or ce projet de loi n’apporterait cette compensation qu’à seulement entre 10% et 15% des bénéficiaires d’une pension minimale, cette hausse étant conditionnée à l’exécution d’une carrière complète, soit 45 ans.

Au vu des aléas qui peuvent être rencontrés au cours d’une carrière (redoublement, stage d’attente, éducation des enfants,…), peu de personnes pourront prétendre à cette hausse à défaut de remplir cette condition de carrière complète.

En outre, les femmes seront une nouvelle fois particulièrement désavantagées. Si cette mesure pourrait toucher, toujours selon le Ministre, environ 50.000 femmes ayant eu une carrière de salariée, elle touchera très peu de femmes indépendantes ou ayant eu une carrière mixte notamment en raison des différences d’assimilation existant entre les secteurs.

Catherine Fonck, députée fédérale et cheffe de groupe, déposera, en séance plénière, des amendements au projet de loi afin de faire tomber cette condition afin que le plus grand nombre de pensionnés puissent bénéficier de cette mesure et surtout que tous les bénéficiaires d’une pension minimale soient sur un pied d’égalité.

La députée humaniste appelle la majorité et singulièrement le Premier Ministre à tenir leurs engagements et à permettre à tous les bénéficiaires d’une pension minimale d’obtenir réellement la compensation des taxes et de l’augmentation de la TVA sur l’électricité promise.