Pour la Fête des Mères, donnons plus de temps aux femmes !

Posté le 10 Mai 2015 dans Les Communiqués , National , Femmes cdH


Pour les femmes cdH et leur présidente, Dorothée Klein, la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale est une priorité. Aujourd’hui, dans ce contexte de crise économique, il est difficile pour beaucoup de parents d’assumer leurs responsabilités éducatives.


Afin que le phénomène de la « double journée » pèse moins lourdement sur les femmes, il est aussi nécessaire de veiller entre autres à une plus grande disponibilité des pères dans la vie quotidienne des enfants.

Les femmes cdH proposent de :

  • s’assurer que la durée d’hospitalisation lors d’un accouchement prenne en considération les besoins de récupération et les soins spécifiques des mères et qu’au moment du départ, chacune d’entre elles bénéficie d’un accompagnement à domicile grâce à un renforcement des équipes de sages-femmes ;
  • immuniser les jours de congé pris avant la naissance pour raison médicale (jusqu’à 1 mois) et allonger progressivement le congé de maternité, rebaptisé congé de naissance, de 15 à 18 semaines (la plupart des pays européens prévoient 20 semaines), pour autant que les deux parents prennent au moins 3 semaines ;
  • permettre de prendre le congé de maternité sous la forme de mi-temps médical pour permettre une reprise du travail en douceur ;
  • adapter la durée des congés de paternité et de maternité en cas de grossesse multiple en concertation avec les partenaires sociaux ;
  • développer, avec les partenaires sociaux, une flexibilité du temps de travail pour des raisons familiales selon des formules innovantes, comme le télétravail, les « horaires flottants », les « horaires individualisé », les congés liés aux calendriers scolaires ;
  • rendre le congé de paternité de 10 jours obligatoire (pour les travailleurs salariés et la fonction publique) afin de promouvoir l’égalité parentale et éviter que les pères ne dépendent du bon vouloir de leur employeur et, ensuite, étendre progressivement ce congé de paternité à 15 jours ;
  • poursuivre la sensibilisation des employeurs à la parentalité des travailleurs masculins (diffuser un guide sur la parentalité et l’illustrer de bonnes pratiques) ;
  • octroyer aux travailleurs indépendants et aux conjoints aidants une assurance-paternité à l’instar de ce qui existe pour les salariés. 

Selon une enquête de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (2009), 1 père sur 5 ne prend pas les 10 jours de congé de paternité auxquels il a droit. Rendre le congé de paternité obligatoire permettrait de dédouaner les jeunes pères de la nécessité de justifier un choix personnel et de progressivement changer les habitudes et les représentations.

La Fête des Mères doit nous rappeler qu’il faut lutter contre la persistance des discriminations et des inégalités, nourris par les stéréotypes sexistes dont les femmes et les mères font le plus souvent les frais.