Problématiques des kots étudiants: ensemble, les groupes parlementaires du cdH souhaitent du concret

Posté le 18 Septembre 2011 dans Les Communiqués , National , Jeunes cdH , Enseignement/Famille , Logement/Aménagement


Ce jeudi 15 septembre, premier jour de rentrée académique, trois députés cdH, élus dans différentes assemblées parlementaires, se sont mobilisés pour que des mesures concrètes soient prises en faveur des étudiants « koteurs ». Entourés des Jeunes cdH et des edH, Josy ARENS, Céline FREMAULTet Benoît LANGENDRIES ont défendu les positions du cdH au cours d’une conférence de presse tenue à Louvain La Neuve.


D’ici le 21 septembre 2011, plus de 140.000 étudiants du supérieur, universitaire ou non, auront retrouvé le chemin des auditoires, des classes, des labos ou des salles de travaux pratiques.

Outre une formation de qualité, ces jeunes et leurs parents sont attente d’une offre de logement optimale. Plusieurs dizaines de milliers d’étudiants doivent en effet trouver un lit et un bureau, parfois loin de chez eux, pour mener à bien leur cursus scolaire.

Dans certaines villes, Louvain La Neuve, par exemple, la pénurie de kots est une réalité. Ailleurs, à Bruxelles ou en Wallonie, le prix de location des logements est prohibitif et grève lourdement lebudget familial. Enfin, les conditions locatives ne sont pas toujours en adéquation avec le calendrier scolaire. Ces différents constats demandent plus qu’une réflexion. Des solutions sont nécessaires.

En dix ans, les loyers des kots ont augmenté de 100 % !

Dix années, c’est le temps écoulé depuis que le Député Fédéral cdH, Josy ARENS porte à bras le corps le dossier de la déductibilité des frais de kot. La proposition de loi de l’élu luxembourgeois prévoit d’aider les familles en majorant la quotité de revenus exemptée d’impôts de 3.000 € pour chaque enfant ayant atteint l’âge de 18 ans, qui poursuit des études dans l’enseignement supérieur. Ceci pour autant que l’établissement soit situé à une distance minimale de 30 kilomètres du domicile. Pour que cette mesure bénéficie également aux revenus les plus faibles, Josy ARENSpropose de majorer le montant du crédit d’impôt. Ce montant de 450 € serait versé par l’administration des finances aux citoyens qui sont dans les conditions pour profiter de la loi, mais qui ne paient pas d’impôts.

La Wallonie manque de logements pour étudiants !

Au niveau de la Région Wallonne, les Députés, Benoît LANGENDRIES et Dimitri FOURNY s’étonnent de voir un cadastre des kots dressé à la demande de Jean Marc Nollet, qui présente des résultats complètement biaisés. Faire croire que la pénurie de kots est uniquement le fait de Louvain La Neuve est un leurre. Le problème existe également à Namur, Arlon, Libramont…

Aujourd’hui, les Députés LANGENDRIES et FOURNY plaident pour la construction de logements publics pour étudiants en Wallonie . Il s’agirait de la création de 500 kots par an. La gestion pourra être confiée soit aux universités, aux écoles qui ont un patrimoine, aux AIS ou encore aux Sociétés de logement du service public.

Les Députés Wallon souhaitent en outre que les pouvoirs publicsencouragent le secteur privé à assurer la rénovation, l’aménagement ou la construction denouveaux logements àdisposition des étudiants, notamment via des incitants tels une exonération de précompte immobilier, un prêt à taux zéro,…

Enfin, le groupe cdH au Parlement Wallon voudrait voir concrétiser la création d’un bail « spécial étudiant » d’une durée de 10 mois avec une possibilité d’extension de 2 mois supplémentaires.

Bruxelles, ville estudiantine en quête de logements labellisés

Par la voix de sa cheffe, Céline FREMAULT, le Groupe cdH du Parlement de Bruxelles Capitale dénonce le manque de logements pour étudiants à Bruxelles. Les Humanistes bruxellois réclament au plus vite l’adoption de toutes les mesures nécessaires au développement du logement intergénérationnel. Tout en n’induisant pas de modification au statut d’isolé pour les propriétaires, Céline FREMAULT, préconise de développement de logements labellisés à caractère intergénérationnel dans un but de partage entre jeunes en recherche d’un toit et des seniors trop souvent isolés dans les villes.