Prolongation de Doel 1 et 2 : Michel de Lamotte dénonce l’insécurité juridique

Posté le 13 Mai 2015 dans Les Communiqués , National , Energie/Ecologie


Le projet de loi portant sur la prolongation des centrales nucléaires de Doel 1 et 2 a été examiné toute la journée de mardi et voté tôt ce matin en Commission. Le Député Michel de Lamotte dénonce la légèreté avec laquelle le gouvernement aborde la question cruciale de la politique énergétique.


Le groupe cdH à la Chambre, par la voix du Député humaniste, s’étonne du fait qu’il faille prolonger de 10 ans la vie d’une centrale pour uniquement garantir la sécurité d’approvisionnement pour l’hiver prochain, principal argument de la Ministre de l’Energie. De plus, et selon l’aveu de la Ministre, il est fort peu vraisemblable que Doel 1 puisse être relancé pour l’hiver 2016.

En outre, aucune alternative ni plan d’avenir ne sont mis sur la table. Au contraire, la Ministre ne fait que détricoter les avancées obtenues sous la précédente législature pour développer le mix énergétique, comme l’appel d’offres sur les centrales à gaz, qui a été balayé d’un revers de la main. La Ministre ne semble également pas pressée de mettre en œuvre le projet Brabo et le PST 4 de Zandvliet, permettant le renforcement des interconnexions entre Pays-Bas et Belgique, et qui auraient permis d’acheminer 1800MW supplémentaires. Par là, la politique énergétique du gouvernement semble se limiter à la seule prolongation du nucléaire.

Enfin, Michel de Lamotte craint pour la stabilité juridique de la prolongation de Doel 1. La Ministre, en rejetant les mises en garde de l’AFCN et du Conseil d’Etat, risque de mettre la majorité dans une impasse juridique et de l’exposer à bon nombre de recours.