Refinancer l’enseignement supérieur : une priorité du cdH pour la prochaine législature !

Posté le 2 Avril 2014 dans Les Communiqués , National , Enseignement/Famille


Pour Benoît LUTGEN, Président du cdH, et Mathieu MORELLE, Président des Jeunes cdH, un refinancement majeur de l’enseignement supérieur doit être une des principales priorités politiques et budgétaires des prochains Gouvernements. Le cdH propose 5 mesures fortes afin de conserver la grande qualité de notre enseignement supérieur et accroître sa présence sur la scène européenne et internationale.


Pour Benoît LUTGEN, Président du cdH, et Mathieu MORELLE, Président des Jeunes cdH, un refinancement majeur de l’enseignement supérieur doit être une des principales priorités politiques et budgétaires des prochains Gouvernements. Le cdH propose 5 mesures fortes afin de conserver la grande qualité de notre enseignement supérieur et accroître sa présence sur la scène européenne et internationale.

Depuis 50 ans, notre enseignement supérieur s’est largement démocratisé grâce à l’action conjuguée des acteurs de l’enseignement supérieur et des pouvoirs publics. Le nombre de jeunes diplômés continue d’augmenter d’années en années. En 2012, 43,9 % des 30-34 ans disposaient d’un diplôme du supérieur.

Cependant, l’actuel système de financement de l’enseignement supérieur, par enveloppe fermée, a atteint ses limites. L’accroissement constant du nombre d’élèves a entraîné une dépréciation du financement par étudiant tant dans les Universités que dans les Hautes écoles. Si en 2001, le financement était de 100 € par étudiant dans l’enseignement supérieur, aujourd’hui, ce financement est passé à 85 €.

Concrètement, le cdH propose 5 mesures fortes pour refinancer l’enseignement supérieur via un soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du fédéral et également de l’Europe.

Au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le cdH propose de

-  sortir du système d’enveloppe fermée et programmer un refinancement progressif de l’enseignement supérieur, concerté avec les acteurs du secteur. Ce refinancement se traduirait par une injection automatique complémentaire de moyens financiers sur base de critères tels que : le nombre d’étudiants et de boursiers, avec un incitant pour le nombre qui termine ses études, l’importance des activités de recherche et des productions scientifiques, le nombre de doctorats… Ce système aurait à la fois l’avantage de garantir un contrôle des dépenses pour la Fédération Wallonie-Bruxelles tout en insufflant l’oxygène nécessaire pour l’enseignement supérieur.

- augmenter les financements permettant de couvrir les dépenses de grand entretien et d’infrastructures dans les établissements d’enseignement supérieur en veillant à assurer une meilleure efficience énergétique, pour assurer une capacité d’accueil et d’encadrement de qualité. Les Régions doivent également participer à cet effort.

Au niveau fédéral, le cdH propose de :

- contribuer au financement de postes de chercheurs et d’académiques via une dispense du versement du précompte professionnel de 80 à 85% pour les chercheurs et d’étendre progressivement cette dispense au personnel académique ayant des activités de recherche à hauteur de 40 % de leur précompte professionnel.

- soutenir les familles en réduisant la facture des parents grâce à la déductibilité des frais de kot. La proposition de loi du député fédéral cdH Josy ARENS prévoit d’aider les familles en majorant la quotité de revenus exemptée d’impôts de 3.000 € pour chaque enfant ayant atteint l’âge de 18 ans, qui poursuit des études dans l’enseignement supérieur. Ceci pour autant que l’établissement soit situé à une distance minimale de 30 kilomètres du domicile. Pour que cette mesure bénéficie également aux revenus les plus faibles, le cdH a également proposé de majorer le montant du crédit d’impôt. Ce montant de 450 € serait versé par l’administration des finances aux citoyens qui sont dans les conditions pour profiter de la loi, mais qui ne paient pas d’impôts.

Au niveau européen, le cdH continue de demander la création d’un Fonds de la mobilité étudiante alimenté par l’ensemble des Etats européens qui permettrait, à la Fédération Wallonie-Bruxelles et aussi à d’autres pays, de bénéficier d’une compensation pour l’accueil des nombreux étudiants européens.

***

L’enseignement supérieur est essentiel pour assurer la vitalité de notre développement humain, axé sur les activités à hautes valeurs ajoutées et le lien entre la recherche et ses applications économiques. Le soutien à notre enseignement supérieur est essentiel pour placer nos centres universitaires et nos Hautes écoles dans le paysage européen de la recherche et, plus largement, pour assurer l’avenir de notre société.