Réforme de la politique scientifique : les établissements scientifiques fédéraux doivent être entendus

Posté le 22 Janvier 2017 dans Les Communiqués , National


Ce week-end, les directeurs des dix établissements scientifiques fédéraux (ESF) ont exprimé leurs inquiétudes et ont fait part de leurs propositions dans La Libre. Des propositions que salue Michel de Lamotte.


Michel de Lamotte demandera d’ailleurs dès demain en commission Economie de la Chambre que les directeurs des ESF soient auditionnés à la Chambre afin d’apporter leur éclairage et des précisions sur leurs propositions.

Pour le cdH, une bonne réforme de la politique scientifique doit comporter les éléments suivants :

  • la recherche de l’efficience dans l’utilisation des ressources. L’autonomie supplémentaire ne peut pas provoquer d’appauvrissement des ESF. Michel de Lamotte attend de la Secrétaire d’Etat un « business plan » qui mesure et chiffre les synergies, les investissements nécessaires et le retour sur investissement des solutions alternatives ;
  • une concertation étroite avec les directeurs des ESF, premiers concernés par cette réorganisation. Michel de Lamotte espère que la Secrétaire d’Etat Elke Sleurs adoptera les propositions des directeurs des ESF. Il regrette que, trop souvent, les consultations, discussions et négociations que Madame Sleurs dit mener terminent au tribunal ;
  • la préservation du caractère fédéral de cette compétence et de l’intégrité de cette compétence. Les institutions fédérales ne peuvent pas être des coquilles vides en attentes d’être remplies au gré des régions et du privé par le biais de partenariats divers. Les œuvres des ESF doivent rester propriété de l’état fédéral.

Depuis plus d’un an, la secrétaire d’Etat à la Politique scientifique veut réformer le paysage scientifique belge. Pour le député fédéral Michel de Lamotte, si une réforme est nécessaire pour optimiser l’efficacité et l’efficience de celui-ci, celle proposée par Elke Sleurs ne va pas dans le bon sens.