Réforme fiscale : PS et MR ont raison … de se critiquer !

Posté le 14 Mars 2014 dans Les Communiqués , Emploi/Economie


Pour Benoît LUTGEN, Président du cdH, le PS et le MR ont tous les deux raison de critiquer les réformes fiscales de l’un et de l’autre. Pour le cdH, la seule voie possible est celle de la révolution fiscale humaniste qui créera de l’emploi, dopera l’économie, valorisera le travail, simplifiera le système pour qu’il soit juste, efficace et compréhensible par tous. Cette révolution fiscale devra garantir une sécurité fiscale pour tous les citoyens et toutes les entreprises.


Le PS ne propose pas une vraie réforme fiscale mais plutôt un aménagement de mesures existantes en matière de cotisations sociales. La réforme socialiste ne touche par conséquent que les salariés et oublie les pensionnés, les indépendants,… De plus, une grande partie de la population n’est pas concernée puisque leur réforme se limite aux salaires inférieurs à 2.100 € nets. Autrement dit, pour le PS, quand on gagne 2.100 € net par mois (ou 3.400 € brut), on est considéré comme un haut salaire ! Le cdH déplore également que la réforme du PS oublie totalement de prendre en compte les familles. La réforme du PS risque également de faire fuir les entreprises car si le PS nous rejoint sur la suppression des intérêts notionnels, il ne la compense en proposant une baisse du taux nominal de l’impôt des sociétés. Par contre, le cdH constate avec satisfaction que le PS nous rejoint sur le besoin d’une réforme fiscale neutre sur le plan budgétaire.

Le MR, de son côté, propose une réforme fiscale via un gel des dépenses publiques irréaliste et compte sur des effets retour pour financer sa réforme fiscale, au risque de toucher au financement des pensions, des soins de santé, de l’enseignement, de la justice, de la police, … De plus, selon la KUL, le coût de la réforme proposée par le MR est très loin des 5 milliards € annoncés, il serait quatre fois plus élevé. Il s’agit donc d’une réforme irréalisable, très peu crédible et dont le coût démesuré engendrerait forcément des coupes importantes dans les services publics et une détérioration de la situation des Finances de l’Etat.

Le cdH déplore qu’avec leurs réformettes fiscales le PS et le MR dressent les classes sociales les unes contre les autres.

Contrairement aux socialistes et aux libéraux qui recyclent des veilles recettes éculées,  la révolution fiscale du cdH consiste à refonder en profondeur notre système fiscal pour créer de l’emploi. Crédible sur le plan budgétaire, elle assurera une stabilité fiscale indispensable pour les 10 prochaines années. Cette stabilité permettra de rétablir la confiance pour les particuliers et pour les entreprises. A côté de la sécurité sociale, nous devons tout mettre en œuvre pour garantir une sécurité fiscale.

Concrètement, la révolution fiscale du cdH poursuit cinq objectifs majeurs :

1. créer 140.000 emplois durant la prochaine législature, dont 60.000 dans les services aux personnes afin de répondre au boom démographique et à l’allongement de la vie ;

2. soutenir les familles et valoriser les travailleurs : meilleure prise en compte de la situation familiale (réduction pour personnes à charge, …), valorisation du travail grâce à un revenu augmenté de 100 € nets par mois pour chaque travailleur en appliquant 0% d’impôt sur les salaires jusque 11.000 € afin de lutter contre les pièges à l’emploi, … ;

3. défendre les jeunes en abaissant à 0% les cotisations sociales pour leur première expérience professionnelle ;

4.  aider les entreprises et plus particulièrement les PME : diminuer immédiatement l’impôt des sociétés à 30% et jusqu’à 20% pour les PME, permettre de déduire leurs investissements, … ;

5.  garantir le financement des pensions, des soins de santé, de l’enseignement, de la justice, de la police, …

La révolution fiscale du cdH garantit aussi l’équilibre des finances publiques  et la neutralité budgétaire de l’ensemble des mesures proposées. Les 10 milliards € de réduction d’impôts sont totalement compensés (suppression des intérêts notionnels, lutte contre la fraude et la spéculation, taxation des produits importés (hors Union européenne) ne respectant pas les normes humaines, sociales et environnementales exigées par l’Europe, …).                                 

La fiscalité belge a besoin d’un véritable souffle nouveau et non pas de postures recyclées irréalistes et si peu crédibles.