Rejet de la reconnaissance du génocide des Araméens et des Grecs pontiques : pour la majorité, tous les prétextes sont bons pour ne pas devoir assumer.

Posté le 27 Octobre 2015 dans Les Communiqués , National


La majorité vient de rejeter définitivement la résolution du cdH visant la reconnaissance du génocide des Araméens et des Grecs pontiques. Le MR a refusé toute discussion, y compris des auditions, exigeant un vote de rejet immédiat. Ce revirement est particulièrement surprenant quand on sait que ce même parti avait laissé la porte ouverte sur cette question. 


En effet, le MR, par la voix de plusieurs de ses parlementaires, avait déjà fait reporter la discussion sur cette question au moment de l’adoption par la Chambre de la résolution sur la commémoration du génocide arménien le 23 juillet dernier. Selon eux, il ne fallait pas mêler les deux sujets et ceux-ci devaient être traités séparément, ce dont le cdH avait pris acte.

Georges Dallemagne regrette vivement ce rejet, et donc le refus de désigner précisément les populations victimes du génocide de 1915 par le gouvernement ottoman de l’époque. Un tel refus blesse les descendants des victimes. En effet, un génocide oublié constitue une double peine pour les victimes et une double souffrance pour leurs descendants.

Il est généralement estimé que le génocide de 1915 a coûté la vie à 1,2 million d’Arméniens mais aussi à 500.000 Araméens (Syriaques, Chaldéens et Assyriens) et à 500.000 Grecs pontiques.

Georges Dallemagne demandera l’application de l’article 88 du règlement de la Chambre pour que la séance plénière puisse se prononcer elle-même sur sa proposition de résolution.