Santé et sécurité au travail: prévention, concertation et législation efficaces et adaptées

Posté le 25 Novembre 2015 dans Les Communiqués , Europe


Le Parlement européen a adopté ce jour un nouveau Cadre stratégique pour la Santé et la Sécurité au Travail (2014-2020). Chaque année, dans l'Union européenne, plus de 4.000 travailleurs perdent la vie dans l'exercice de leur travail. Plus de 150.000 personnes décèdent des suites de maladies liées au travail. Il faut mettre tout en œuvre afin d'éviter que ces drames humains se reproduisent et adapter la législation aux réalités de terrain, afin d'assurer sa bonne application. S'il est une question dont dépend le « Triple A social" visé par le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, c'est bien celle de la santé et de la sécurité des salariés européens.


Pour faire reculer le nombre d'accidents et de maladies professionnelles, nous disposons de plusieurs outils. Le premier et maitre mot reste la prévention sur le lieu de travail. Tout travailleur doit non seulement être dument informé des risques encourus par l’exercice de son activité, mais il doit aussi et surtout en être au maximum protégé. Or, on remarque, singulièrement au sein des petites et moyennes entreprises, qu'il existe des freins fonctionnels et administratifs à la mise en pratique des mesures de prévention.

Claude Rolin, membre de la Commission Emploi et Affaires sociales du Parlement européen, rappelle que la simplification de notre réglementation qui vise à rendre la législation de l’Union européenne plus simple et performante (le programme REFIT élaboré par la Commission européenne) ne peut en aucun cas affaiblir les règles encadrant la santé et la sécurité au travail. Au contraire, il est du devoir de la Commission européenne d’améliorer l’efficacité de sa règlementation afin d’empêcher au maximum que de nouveaux travailleurs perdent la santé voire la vie des suites de leur activité professionnelle.

Enfin, le second outil qui doit être plus amplement développé est la concertation sociale. Les acteurs de terrain doivent être davantage concertés en vue de définir les meilleures politiques à mettre en œuvreAfin de renforcer cette expertise, Claude Rolin suggère de recourir davantage à la Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound – Dublin) et à l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au Travail (EU-OSHA - Bilbao). Leurs travaux sont d'une importance capitale pour étayer efficacement les mesures nécessaires en matière d'amélioration des conditions de vie et de travail.

De meilleures conditions de travail, et, par conséquent, une baisse des accidents et des maladies, bénéficient non seulement aux travailleurs, dont l'intégrité physique est préservée, mais aussi aux systèmes de sécurité social, ainsi renforcés, et également à la compétitivité des entreprises. Cela n’a pas de prix.