S’attaquant à la concertation sociale, la N-VA fragilise un peu plus le Pays

Posté le 27 Octobre 2015 dans Les Communiqués , National


Depuis plus d’une semaine, on assiste à une escalade entre coalisés fédéraux pour déterminer lequel d’entre eux marquera le plus de points à droite. A suivre leur crescendo, on aura bientôt droit à une abolition des syndicats voire, tant qu’à se ridiculiser, à la suppression des mutuelles…


Le cdH considère que des questions aussi sensibles et centrales que celles d’une personnalité juridique pour les syndicats, ou de la primauté du droit au travail sur le droit de grève ne sauraient être réglées à coup d’initiatives légales déposées à la hussarde.

C’est méconnaitre la dynamique historique de notre Pays que de mépriser de la sorte la concertation sociale, et les innombrables bienfaits qu’elle a procurés au fil des décennies, tant en faveur des employeurs que des travailleurs.

La concertation sociale constitue un des socles de la stabilité économique et sociale du Royaume de Belgique, ce qui explique l’acharnement dont les nationalistes font preuve à son encontre. La fragiliser, c’est fragiliser le Pays.

Pour autant, les débordements vécus ces dernières semaines, et leurs conséquences parfois tragiques, ne peuvent laisser personne insensible. Ils justifient pleinement qu’on identifie la meilleure manière de concilier liberté et responsabilité, en ce compris dans l’action syndicale.

Pour le cdH, cet enjeu fondamental doit être traité en profondeur entre acteurs économiques et sociaux, avec sérénité et respect mutuel. Seul un dialogue soutenu entre partenaires sociaux sera à même d’éclairer correctement le Pouvoir Législatif.

En attendant, N-VA et MR préfèrent se liguer contre la concertation sociale, pour mieux faire oublier les gênantes conséquences de leur « tax shift », et les dégâts immédiats qu’il provoque sur le pouvoir d’achat des familles, des indépendants et des revenus moyens.