Scandale VW : les consommateurs doivent être rassurés et protégés !

Posté le 28 Septembre 2015 dans Les Communiqués , National


Le scandale VW ébranle profondément la confiance de nos concitoyens dans les promesses, au moins environnementales, de certains dirigeants de l’industrie automobile.


Face à une telle tromperie mondiale, les consommateurs sont les premiers lésés et abusés. Quid du traitement fiscal ultérieur de leur voiture ? Au feu la ristourne CO2 sur leur prime d’assurance ? Qu’en sera-t-il de la valeur de revente de ces véhicules ?

Pour le bureau politique du cdH, réuni ce lundi 28 septembre, ces questions (et bien d’autres encore) sont légitimes, et il serait inacceptable que les consommateurs belges en subissent les frais. Tous les avantages fiscaux qui leur ont été octroyés doivent être maintenus.

Dans le prolongement de l’action pertinente de son Ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio, le bureau politique du cdH estime urgent d’inscrire le dossier Volkswagen à l’ordre du jour du Comité de Concertation. D’emblée, le cdH se réjouit que la Ministre flamande de l’Environnement Joke Schauvliege ait emboité le pas à son homologue wallon.

Pour le cdH il y a d’abord lieu, en bonne intelligence avec les organisations représentatives des consommateurs, de structurer et se joindre à une class-action (au moins) nationale pour obtenir réparation du préjudice déjà subi par les consommateurs privés et publics ainsi que les autorités publiques.

Vu la tricherie à l’égard non seulement du consommateur, mais également de l’Environnement, de la planète et des institutions publiques, donc du citoyen, il serait également pertinent d’engager d’éventuelles poursuites en dommages et intérêts. Le cdH propose que les indemnités qui seraient versées par VW aux institutions publiques servent à alimenter un fonds destiné à financer des mesures environnementales. 

Ensuite, il est essentiel que les différents niveaux de pouvoir s’entendent sur une attitude fiscale commune envers les détenteurs des véhicules lésés. A cet égard, le cdH plaidera pour que les valeurs environnementales auxquelles ces véhicules ont été acquis demeurent la base fiscale tout au long de leur durée de vie.

Enfin, il est indispensable de rendre plus performant le contrôle technologique des pouvoirs publics sur les différentes valeurs techniques affichées par l’industrie automobile. A cet égard, le cdH souhaite que la Belgique soutienne le renforcement du Programme Euro NCAP et demande que l’ensemble des constructeurs automobiles fasse rapidement l’objet de contrôles et de tests sur l’impact réel de leurs véhicules sur la qualité de l’air.

A très juste titre, l’emploi dans le secteur automobile constituera toujours une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics. Une telle attitude serait toutefois incohérente si, en parallèle, l’Etat ne protégeait pas bec et ongles ses consommateurs face aux récentes dérives de certains dirigeants de cette Industrie.