Sécurité routière :un des principaux combats du cdH

Posté le 28 Mars 2012 dans Les Communiqués , National , Mobilité/Transport


Selon les derniers chiffres du baromètre de la Sécurité routière réalisé par l'IBSR (Institut Belge pour la Sécurité Routière) et publié début mars 2012, le nombre de tués sur les routes belges a augmenté de 3,8 % en 2011 par rapport à 2010. Selon les chiffres officiels du SPF Economie, ce sont plus de 10.000 personnes qui ont perdu la vie lors d’accidents de la route durant la dernière décennie !


Pour le cdH, il ne s’agit pas juste de statistiques mais d’un enjeu de société majeur. Depuis sa prise de responsabilité en tant que Président du cdH, Benoît LUTGEN a fait de la Sécurité routière une priorité du parti humaniste.

Lors de la répartition des compétences ministérielles au Gouvernement fédéral, le Président du cdH a d’ailleurs choisi de prendre les compétences liées à la Sécurité routière et à l’Intérieur. Par ce choix, le cdH veut mener une politique coordonnée en matière de Sécurité routière au travers de ses Ministres fédéraux (Joëlle MILQUET, Ministre de l’Intérieur et Melchior WATHELET, Ministre de la Sécurité routière),ses Ministres en Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Carlo DI ANTONIO, Ministre wallon des Travaux publics et de la Sécurité routière, et Marie-Dominique SIMONET, Ministre de l’Enseignement obligatoire) et l’ensemble de ses mandataires communaux (Bourgmestres, Echevins, …).

Afin de tout mettre en œuvre pour réduire au maximum le nombre de tués et de blessés sur nos routes[1],Benoît LUTGEN a identifié les priorités du cdH pour améliorer la Sécurité routière. Elles permettront de mener une politique coordonnée par le cdH en collaboration avec l’ensemble des acteurs de la Sécurité routière, les administrations, les associations, la Police fédérale et les Polices locales, les Parquets, …

Concrètement, il s’agit de 10 priorités qui concernent tous les usagers de la route (les automobilistes, les piétons, les cyclistes, les motards, les chauffeurs de poids-lourds, …), la sécurisation des zones à risque et des chantiers, la sensibilisation et l’éducation et enfin le renforcement des contrôles.

1.   Sécuriser les zones à risque

Pour le cdH, une des premières priorités est de sécuriser au maximum les zones à risque, autrement dit, les zones à forte concentration d’accidents graves sur la route.

En Wallonie, une cartographie des zones à risque sur le réseau régional a été établie sur base des analyses des procès-verbaux dressés par les services de Police lors d’accidents (Police fédérale et Polices locales). Grâce à cette carte, un Plan Routes a entre autres été établi en Wallonie.

Il hiérarchise les travaux prioritaires à réaliser sur base de critères objectifs dont principalement la Sécurité routière. La cartographie a également permis d’identifier les zones où des aménagements complémentaires doivent être réalisés.

Pour le cdH, cette cartographie des zones à risque doit être réactualisée tous les ans et être établie sur l’ensemble de nos réseaux routiers afin de réaliser les aménagements de sécurité complémentaires nécessaires et réaliser un Plan routes à Bruxelles, en Flandre et dans nos communes.

2. Mettre en œuvre une politique communale de mobilité axée sur la sécurité des piétons, des cyclistes, …

Afin de sécuriser au mieux les déplacements des piétons, des cyclistes, des personnes à mobilité réduite, … une réponse locale doit être apportée à ces déplacements locaux.

Pour le cdH, un Plan communal de Mobilité (PCM) doit donc être mis en place par chaque commune afin de programmer les travaux qui devront être réalisés pour tous les usagers de la route et en particulier pour les usagers faibles. Un budget spécifique devra d’ailleurs être réservé dans chaque commune pour prévoir des aménagements pour sécuriser les déplacements doux (pistes cyclables, trottoirs, passerelles pour piétons, …).

Des mesures concrètes y seront reprises comme la création de cheminements sécurisés et balisés vers les écoles, les clubs sportifs, les locaux de mouvements de jeunesse, les accès aux centres commerciaux, … Améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes, c’est la meilleure façon de développer ces modes de déplacements doux.

Ces Plans communaux de mobilité devront être mis à jour et intégrer notamment des audits et inspections de Sécurité routière de l’ensemble du réseau routier communal.

3.  Améliorer la sécurité des motards

Selon les derniers chiffres de l’IBSR, le nombre de motards tués sur les routes belges a augmenté de 17,5% en 2011 par rapport à 2010.

Pour le cdH, il est donc primordial d’améliorer au maximum la sécurité des motards, en prenant des mesures à tous les niveaux de pouvoir en collaboration avec les fédérations des motards.

Des aménagements spécifiques seront à réaliser sur les voiries régionales et communales (exemples : la sécurisation de plaques d’égout, la pose de lisses supplémentaires sous les rails de sécurité, des marquages routiers spécifiques, le traitement des obstacles latéraux, …).

Par ailleurs, il est également essentiel de sensibiliser d’une part les motards à une conduite défensive et d’autre part les automobilistes à une plus grande attention envers les motards.

4. Diminuer le risque d’accidents des chauffeurs de poids-lourds

En prenant des mesures pour assurer au maximum la sécurité des chauffeurs de poids-lourds, on veille également à la sécurité de tous les usagers de la route.

Pour le cdH, il faut tout d’abord veiller à la qualité et au temps de repos des chauffeurs de poids-lourds.Un chauffeur reposé sera davantage vigilant sur la route. Il faut donc continuer à prendre des mesures pour accroître le nombre de places pour les camions sur les aires de repos afin d’éviter qu’ils ne se garent sur les bandes d’arrêt d’urgence à l’entrée ou à la sortie de l’aire de repos. De plus, afin d’améliorer le repos des chauffeurs de poids-lourds, il faut développer davantage de parkings sécurisés qui veilleront à leur confort (parkings isolés du trafic des automobilistes, douches, …).

Les contrôles du temps de repos doivent également être renforcés afin d’éviter toute fraude à la législation en la matière et d’empêcher tout risque de drame qui serait lié à un étourdissement. Par ailleurs, ces contrôles permettent également d’encourager les sociétés de transport à faire respecter les règles de temps de conduite par leurs chauffeurs.

Les contrôles du poids des camions par la Police fédérale de la route et les Polices domaniales doivent également être renforcés afin d’assurer la sécurité du chauffeur du poids-lourd et la sécurité des autres usagers de la route puisqu’un accident impliquant un camion en surcharge peut avoir de plus lourdes conséquences. Par ailleurs, la surcharge d’un camion peut occasionner de sérieuses dégradations aux routes et causer des sources de danger supplémentaires.

Ces contrôles du temps de conduite et la charge des camions devront également être renforcés, notamment pour les camions étrangers pour garantir que les entreprises étrangères respectent les normes auxquelles sont soumis les transporteurs belges.

Enfin, les peines liées au non-respect du temps de conduite et à la surcharge, devront être alourdies en cas de récidive.

5. Améliorer la sécurité sur les chantiers routiers

A l’approche des chantiers, les risques d’accidents sont plus élevés. Selon les chiffres de l’IBSR, en 2008, 146 personnes ont été grièvement blessées ou sont décédées dans des accidents sur chantier en Belgique.

Pour diminuer au maximum les risques sur les chantiers, le respect des limitations de vitesse est primordial pour la sécurité de tous. La Police fédérale de la route et les Polices locales doivent donc intensifier leurs contrôles aux abords des chantiers. Lorsqu’un chantier s’avère particulièrement dangereux, un radar semi-fixe doit y être placé et annoncé pour avertir les conducteurs.

Par ailleurs, les normes de sécurité et de signalisation des chantiers routiers et autoroutiers doivent être réévaluées pour identifier les mesures complémentaires qui pourraient être prises pour améliorer la sécurité des usagers de la routes et aussi des femmes et des hommes qui travaillent sur ces chantiers.

6. Former les jeunes à la Sécurité routière

Pour le cdH, il est essentiel de permettre à tous les jeunes, des primaires et des secondaires, de bénéficier de cours de Sécurité routière à l’école qu’ils soient donnés durant l’année scolaire ou durant les jours qui suivent les périodes d’examen (jours blancs).

Le cdH propose donc qu’à différents moments de leur parcours scolaire, les élèves puissent recevoir des formations, que ce soit en tant que piéton, cycliste, cyclomotoriste ou futur automobiliste(préparation au permis théorique).

L’objectif est de permettre aux jeunes d’adopter une attitude responsable en matière de Sécurité routière (port du casque, port de la ceinture de sécurité, …) et d’être plus autonomes au niveau de leur mobilité. Ils obtiendraient des brevets d’aptitude au terme de chaque cycle. Ces formations seraient organisées en collaboration avec des associations de Sécurité routière et les services de Police.

7. Améliorer la sensibilisation à la Sécurité routière

Les actions et campagnes de sensibilisation doivent davantage être coordonnées entre les différents niveaux de pouvoir afin d’accroître leur efficacité. Les actions de terrain de chacun doivent être mieux coordonnées, par exemple, entre le Fédéral et le Régional.

De plus, pour le cdH, ces campagnes de sensibilisation doivent être plus ciblées suivant le type d’usager concerné pour renforcer leur impact sur les comportements routiers.

Une coordination entre tous les niveaux de pouvoir doit également mise en place pour organiser le soutien aux associations proposant des projets d’éducation et de sensibilisation à la Sécurité routière.

8. Renforcer les contrôles de vitesse

La vitesse étant un facteur aggravant ou la source même d’un accident (distance d’arrêt plus importante, champ visuel rétréci, …), il est essentiel pour le cdH de tout mettre en œuvre pour que les conducteurs respectent la vitesse maximale admise.

Pour le cdH, les radars sont des outils de prévention et de répression en matière de Sécurité routière,et non pas un moyen pour faire rentrer de l’argent dans les caisses publiques. Ils ne sont pas là pour surprendre les automobilistes mais pour les éduquer à respecter les limitations de vitesse. Véritable moyen pour diminuer le nombre d’accidents de la route, la présence des radars doit donc être revue à la hausse dans les zones à risque sur les routes régionales et communales. Ils devront être annoncés par des panneaux afin d’attirer l’attention des automobilistes sur le danger de la zone traversée.

Par ailleurs, afin d’éviter de ne ralentir que dans la zone de ces radars fixes, la Police fédérale de la route et les zones de Police locale doivent continuer leurs contrôles répressifs mobiles et les gestionnaires de voiries régionales doivent promouvoir l’installation de radars tronçons là où c’est techniquement possible, comme dans le tunnel de Cointe.

9. Renforcer les contrôles liés à la conduite sous influence

La conduite sous l’influence d’alcool, de drogues, … est un réel problème qui dépasse largement nos frontières. Selon l’Observatoire européen de la Sécurité routière (ERSO), la conduite sous influence d’alcool et de drogues joue un rôle dans près de 25% des accidents mortels en Europe.

Pour le cdH, il est crucial de prendre toutes les mesures préventives et répressives qui s’imposent pour empêcher au maximum les conducteurs de prendre le volant sous influence.

Au niveau de la prévention, des campagnes de sensibilisation doivent être menées à tous les niveaux de pouvoir. Par exemple, il s’agit pour les communes de prendre des mesures pour encadrer au mieux toute autorisation donnée à l’organisation d’évènements sur leur territoire et pour le fédéral de mener des campagnes à l’échelle nationale. Le cdH veut également soutenir les lieux festifs qui organisent des actions de sensibilisation à la Sécurité routière auprès de leur clientèle, comme par exemple : la présence d’une association dans une discothèque, l’eau gratuite, les boissons non alcoolisées à prix réduits, … et qui mettent des éthylotests jetables à disposition du public toute l’année.

Le cdH propose que l’on interdise la vente de boissons alcoolisées dans les stations-services autoroutières.

Au niveau de la répression, des contrôles accrus doivent être organisés par la Police fédérale de la route et les zones de Police locale. En cas de récidive, les peines liées à la conduite sous influence devront être alourdies.

10. Réduire au maximum les accidents le week-end

Selon le dernier baromètre de l’IBSR, 308 personnes ont perdu la vie sur les routes belges en 2011 durant le week-end. En moyenne chaque année, 40% des tués sur les routes perdent la vie les week-ends et les accidents les nuits des week-ends sont près de 3 fois plus graves que ceux qui se produisent de la semaine.

Une vitesse excessive et/ou une conduite sous influence de l’alcool ou de drogues, sont les principales causes lors de ces accidents selon tous les acteurs de la Sécurité routière (Police fédérale de la route, zones de Police locale, IBSR, …).

Pour le cdH, il est donc essentiel de tout mettre en œuvre pour prendre les mesures qui permettront de réduire les accidents du week-end. Des actions de sensibilisation (campagnes d’affichage, présence d’associations à la sortie de lieux festifs, …) et un renforcement des contrôles par la Police fédérale de la route et les zones de Police locale devront être mises en œuvre. Ces actions seront menées en particulier durant les mois de mai et de juin qui correspondent à la période de l’année qui présente le plus de risques d’accidents le week-end.

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Pour le cdH, c’est en mettant tout en œuvre ensemble avec les acteurs de terrain que nous pourrons renforcer la Sécurité routière et éviter de trop nombreux drames familiaux.