SNCB : action du cdH dans les gares wallonnes

Posté le 29 Janvier 2016 dans Les Communiqués , National


Depuis tôt ce vendredi 29 janvier, des Parlementaires, des mandataires et des membres du cdH mènent une vaste action de sensibilisation devant plusieurs gares de Wallonie. 


Le cdH entend ainsi dénoncer les problèmes rencontrés par les usagers des trains de la SNCB. Chaque jour, des milliers de navetteurs subissent des désagréments :

  • Retards répétés, sur plus de 40% des trains, avec un pic à 50% pour la ligne Namur-Bruxelles, surtout en heure de pointe ;
  • Manque de confort et de places dans certains trains surtout aux heures de pointe ;
  • Parkings payants dans un nombre sans cesse croissant de gares, ce qui représente un surcoût de 15 à 30% annuellement ;
  • Augmentation du prix des billets, avec l’intention de la Ministre de la Mobilité de supprimer les tarifs préférentiels, notamment pour les familles nombreuses, les étudiants et les seniors ;
  • Arrêt des travaux du RER wallon qui pénalisera un nombre important de navetteurs. Imaginé au milieu des années 1990 et 10 ans après le lancement des premiers travaux, les lignes reliant Bruxelles à la Wallonie demeurent toujours en chantier, tandis que celles en direction de la Flandre seront achevées pour 2018. Les moyens disponibles pour achever le RER sont quasiment épuisés, le fonds RER ne disposant en effet plus que de 115 millions d’euros alors que 881 millions d’euros sont nécessaires pour la réalisation du RER en Brabant wallon;
  • Temps de parcours allongés sur 90% des lignes wallonnes, d’une durée moyenne de 3,3% ;
  • Suppression de la ligne Thalys reliant Paris à Liège en passant par Mons, Charleroi et Namur. Pour rappel, la ligne avait été suspendue au printemps 2015 pour des motifs de mise en conformité des systèmes de sécurité. Les travaux ont aujourd’hui été réalisés, mais la ligne reste fermée, le gouvernement fédéral n’ayant prévu aucun budget pour sa réouverture ;
  • Suppression de guichets dans de nombreuses gares et de lignes (33 fermetures annoncées pour 2016, privant certaines lignes de guichet sur tout leur parcours, comme la ligne 132 Charleroi-Couvin), surtout dans les milieux ruraux et semi-ruraux.

La situation risque encore d‘empirer dans la mesure où le groupe SNCB doit réaliser des économies. Sa dotation diminuera en effet de 663 millions en 2019 par rapport à 2014, ce qui représente 20% de la dotation totale.

Face à ce constat pour le moins interpellant dont sont victimes des milliers de navetteurs, les mandataires et militants du cdH mettent en avant des propositions afin d’améliorer le fonctionnement et l’attrait du rail tant dans les grandes villes que dans les zones rurales (où vivent près de la moitié des habitants de Wallonie) :

  • Accès gratuit aux parkings pour les navetteurs ;
  • Création de 160.000 places supplémentaires pour assurer un minimum de confort aux usagers ;
  • Sortir de la règle 60/40 qui détermine actuellement de manière stricte la répartition des investissements entre le Nord et le Sud du pays ;
  • Application d’un gel tarifaire et maintien des avantages pour les familles nombreuses, les étudiants et les seniors ;
  • Maintien des lignes en zones rurales et semi-rurales afin de garantir l’accès à la mobilité douce à un maximum de citoyens à l’heure où la tendance de la SNCB est de privilégier la rentabilité, axant sur le potentiel des grandes lignes et des grands centres urbains.

Pour le cdH, il est urgent que le Gouvernement fédéral et la Ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR) se dotent enfin d’une véritable vision de la mobilité globale et arrêtent d’imposer des économies aveugles au rail qui incitent de plus en plus de gens à privilégier la voiture au détriment du train.