Travailleurs belges licenciés : une aide européenne bienvenue, mais pas une solution miracle

Posté le 11 Mars 2015 dans Les Communiqués , Europe


Le Parlement s’est prononcé ce jour en faveur de la mobilisation du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) à la suite des licenciements survenus dans les entreprises ArcelorMittal Liège, Caterpillar Belgique, Saint-Gobain Sekurit, Duferco Belgium et NLMK La Louvière.


Ces contributions financières d’un montant avoisinant les 5 millions d’euros1 sont une aide précieuse pour permettre la reconversion et le reclassement des travailleurs. Il est essentiel que leurs compétences soient reconnues et puissent être complétées grâce à des programmes de formation adaptés aux opportunités du marché de l’emploi, c’est pourquoi je soutiens pleinement cette mesure.

Les travailleurs du secteur sidérurgique, ceux du secteur du verre et de la construction d’engins de chantiers qui ont perdu leur emploi, ont grandement besoin des aides européennes accordées aujourd’hui, comme en ont bénéficié par le passé, en Flandre, les travailleurs de General Motors de Ford Genk, de Carsid et de l'industrie textile.

Au demeurant, ce « coup de pouce » financier ne peut et ne doit remplacer une politique sérieuse de prévention et d’anticipation des restructurations qui touchent, comme on le déplore, de nombreux secteurs. De plus, ces procédures sont lourdes et interviennent après un délai trop important.

Une chose est de se montrer solidaire pour aider les personnes à faire face aux difficultés, une autre, plus essentielle encore, est de prévenir et, dans la mesure du possible, d’empêcher au sein de l’Union, ces situations particulièrement pénibles sur le plan humain.

À l’heure de la mondialisation, il est grand temps que l’Europe mette en place une réelle politique industrielle coordonnée et centrée sur la création d’emplois durables dans des secteurs d’avenir, comme je le défends dès que possible au sein de la Commission Emploi du Parlement européen.

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1 982.000 euros d'aides en faveur des travailleurs licenciés de Duferco-NLMK, 1,34 million d'euros pour ceux de Saint-Gobain, 1,22 million d'euros prévus pour les pertes d’emplois de Caterpillar, et 1,6 million pour les 910 travailleurs licenciés par ArcelorMittal.