Véronique SALVI : « La politique fédérale en matière de santé se fait au détriment des Wallons ! »

Posté le 20 Décembre 2016 dans Les Communiqués , Région bruxelloise , Santé/Recherche


Véronique SALVI a interrogé Maxime PREVOT suite au dépôt de 98 propositions relatives à l’appel à projets pilotes en matière de santé mobile (« m-health ») lancé en juin 2016 par la Ministre fédérale de la Santé. La députée humaniste s’étonne que sur ces 98 dossiers, seuls 27 soient francophones.


Cet appel à projets vise à impliquer davantage le patient dans le suivi de son traitement ainsi qu’à réaliser des économies en réduisant le nombre et la durée des hospitalisations via le développement du suivi et du contrôle à domicile.

Parmi les 98 dossiers déposés, 24 projets ont finalement été retenus par un groupe d’experts.

3,25 millions d’euros ont été dégagés pour financer les prestataires de soins engagés dans ces projets, lesquels concernent l’utilisation de diverses applications de santé mobile ou d’appareils portatifs dans le suivi des affections cardiovasculaires, du diabète ou de la santé mentale.

Mais, sur ces 24 projets retenus, Véronique SALVI s’étonne que la Wallonie ne soit que très peu représentée. En effet, seuls 5 projets seront menés dans des hôpitaux francophones. Sur les 98 dossiers de candidatures, 70 projets étaient néerlandophones, 27 seulement étaient francophones et 1 était bilingue.

Dans ses réponses, Maxime PREVOT a indiqué que le Fédéral n’a communiqué aucune information relative à cet appel à projets aux Fédérations hospitalières wallonnes. De plus, celles-ci pointent du doigt les économies décidées par le Fédéral dans le secteur des soins de santé et l’accélération donnée de la Réforme des hôpitaux. Ces mesures mettent les hôpitaux sous pression et les mettent dans l’impossibilité de dégager du temps et des moyens pour d’autres types de projets en e-Santé tels que la « m-health ».

Pour Véronique SALVI, il est scandaleux que le Fédéral applique une vision communautaire dans ce type de dossier et défavorise, de ce fait, la santé de l’ensemble des Wallonnes et des Wallons.