Vers une plus grande réglementation des professions de la santé mentale pour une meilleure protection du patient

Posté le 5 Novembre 2013 dans Les Communiqués , National , Emploi/Economie , Santé/Recherche


Un Belge sur quatre est en proie à un sentiment de mal-être. Avec plus de 2000 suicides par an et 20 000 tentatives, la Belgique se situe au-dessus de la moyenne mondiale, sans parler de la consommation d’antidépresseurs qui a atteint 283 millions en 2012, soit une augmentation de 33,7 millions par rapport à 2008 ! C’est une évidence : une prise en charge efficace de la santé mentale s’avère indispensable dans notre pays.


Paradoxalement, ces personnes qui ont besoin d’un accompagnement psychologique ne savent pas forcément vers qui se tourner de peur de tomber entre les mains d’un charlatan. Actuellement, n’importe qui peut s’improviser psychothérapeute, avec les conséquences désastreuses que l’on peut imaginer sur des personnes déjà fragilisées. 

La députée Catherine Fonck dépose au Parlement fédéral une proposition de loi pour mieux règlementer les professions de la santé mentale. Ce texte, signé par des parlementaires de chaque parti démocratique et réalisé en collaboration avec la Ministre de la Santé publique ainsi que les professionnels du secteur, est l’aboutissement d’un long  travail.

Discernant déjà un manque de lisibilité dans ce domaine, le cdH avait enclenché le travail parlementaire il y a 10 ans déjà. 

Grâce à cette proposition, le titre de psychothérapeute sera enfin encadré. Ainsi, les praticiens devront avoir obtenu un baccalauréat dans le secteur de la santé, de la psychologie ou de l’éducation. Ils devront ensuite suivre un module intermédiaire pour acquérir des bases en psychologie puis une formation spécifique de psychothérapie. Une habilitation du Ministère de la santé publique sera également nécessaire pour exercer. 

Par ailleurs, grâce à ce texte, les psychologues cliniciens et les orthopédagogues cliniciens seront enfin reconnus comme des professionnels de la santé relevant de l’arrêté royal n°78 (qui crée le cadre pour l’exercice des professions des soins de santé). Les professionnels réclament cette reconnaissance depuis 20 ans.

Catherine Fonck se réjouit des avancées obtenues grâce à ce texte qui permettra de :

- protéger et mieux orienter les patients,
- crédibiliser les professionnels,
- maximiser les bénéfices en termes de santé,
- favoriser la prise en charge pluridisciplinaire en lien avec les médecins.

Pour la députée, il est essentiel d’offrir aux personnes éprouvant un mal-être une alternative à une aide médicamenteuse.