Violences au Congo : le cdH réclame l’organisation d’élections présidentielles au plus vite

Posté le 20 Septembre 2016 dans Les Communiqués , National , International


Pour le cdH, la gravité de la situation impose de mettre en œuvre les sanctions politiques que son député Georges Dallemagne a fait inscrire dans la résolution adoptée cet été par le Parlement fédéral.


Le cdH condamne avec force les violences qui sévissent actuellement en République Démocratique du Congo, dans la capitale Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays.

Plusieurs personnes ont été tuées ces derniers jours dans des affrontements entre les manifestants réclamant le respect de la Constitution et les forces policières.

Cette escalade de la violence extrêmement préoccupante traduit l’exaspération de la population face à l’attitude du Président qui ne montre aucun signe de volonté d’organiser les élections présidentielles avant la fin de cette année, alors que son mandat arrive à échéance le 20 décembre et que la Constitution lui interdit de se représenter.  

Le cdH appelle les différentes parties à revenir au calme et exhorte le Président Kabila à tout mettre en œuvre pour organiser des élections dans le délai imparti et ainsi respecter la Constitution congolaise et le principe démocratique essentiel pour assurer le développement du pays et le bien-être de sa population.

Depuis de nombreux mois, le cdH condamne les manœuvres successives du régime pour tenter de contourner les dispositions prévues en matière de processus électoral et pour se maintenir au pouvoir envers et contre tout, y compris en portant atteinte aux droits de l’homme.

Le député fédéral Georges DALLEMAGNE exige à nouveau la tenue d’élections législatives et présidentielles dans les délais les plus courts et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et un débat politique ouvert dans le respect des droits de l’opposition politique.  

Georges DALLEMAGNE a convaincu la majorité fédérale d’intégrer dans une résolution, la possibilité de sanctions politiques (gel de notre coopération bilatérale directe) et de sanctions ciblées à l’encontre des responsables d’éventuelles actions de répression violente ou de détournement du processus électoral. Au vu des derniers événements, il faut amorcer la mise en œuvre de ces sanctions ciblées afin de faire comprendre aux autorités congolaises que la Belgique n’accepte pas que le processus électoral soit bafoué et les droits de l’homme violés.