Wallonie, Fédération Wallonie-Bruxelles et secteurs professionnels travaillent ensemble pour favoriser l'emploi et la formation

Posté le 9 Décembre 2011 dans Les Communiqués , Région Wallonne , Fédé Wallonie-Bruxelles , Emploi/Economie , Enseignement/Famille


Ce vendredi 9 décembre, les Ministres wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles André Antoine, Marie-Dominique Simonet et Jean-Claude Marcourt ont signé les conventions sectorielles 2011-2014 en matière d’éducation, de formation et d’insertion professionnelle avec les partenaires des secteurs Horeca, Form’elec, et non-marchand.


Favoriser l’emploi et la formation tout au long de la Vie en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles est une priorité du Plan Marshal 2.vert.

Parmi les mesures mises en œuvre pour atteindre cet objectif, des conventions sectorielles existent depuis 2006 déjà entre le Gouvernement wallon, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et les partenaires sociaux représentant les principaux secteurs actifs en Wallonie.

Ces conventions formalisent la volonté des signataires de participer activement à l’augmentation du taux d’emploi, d’investir de manière accrue dans l’éducation et la formation tout au long de la vie ainsi que dans l’insertion professionnelle et de viser à l’égalité des chances dans l’accès à l’exercice des droits y afférents.

Elles définissent notamment les contours de services que peut offrir l’enseignement en termes de formation initiale et continuée ou au travers de formations visant l’acquisition de titres et de compétences. Elles permettent, de manière concrète, d’augmenter le nombre de stages en entreprise, d’orienter et de cibler les formations dispensées en réponse aux besoins des entreprises.
 
Les conventions-cadres signées ce jour, et qui succèdent à la Convention-cadre conclue avec le secteur de la Construction en juin dernier, seront elles-mêmes opérationnalisées via 4 « conventions particulières» conclues entre les secteurs et l’enseignement obligatoire ; l’enseignement non-obligatoire ; les opérateurs de formation Forem et IFAPME (Institut wallon de formation en alternance et des indépendants et petites et moyennes entreprises); le SFMQ (Service Francophone des Métiers et des Qualifications) et le Consortium de validation des compétences.

Les 3 secteurs ici concernés font face à des tensions sur le marché de l’emploi (métiers en pénurie, fonctions critiques, métiers émergents, métiers impactés par le développement durable) et les domaines d’intervention des conventions-cadres sont autant de leviers d’action pour favoriser l’adéquation entre les besoins et l’offre de compétences tout en contribuant à la qualité de notre enseignement et de la formation professionnelle.  Elles contribueront à implémenter une politique d’insertion professionnelle efficace par le biais des synergies entre enseignement et milieux professionnels. En cela, ces conventions sectorielles sont un véritable outil au service de l’emploi, du redéploiement économique et de l’éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ces conventions sectorielles participent également activement à la dynamique mise en place dans le cadre de l’accompagnement personnalisé et de la coopération entre le FOREM et ses partenaires pour l’insertion. En effet, les entreprises s’impliqueront désormais davantage dans l’accompagnement personnalisé des personnes en recherche d’emploi, et plus particulièrement au travers des 4 domaines d’intervention suivants :

1) la définition de référentiels métiers et la validation des compétences ;

2) l’information sur et l’orientation vers les métiers, en ce compris la mise en visibilité des besoins des entreprises et des offres d’emploi ;

3) l’ouverture de places de stage (notamment pour la formation en alternance), l’accueil d’étudiants et d’enseignants pour les sensibiliser aux réalités du monde de l’entreprise et susciter l’esprit d’entreprendre et, enfin, le soutien à l’insertion ;

4) la formation des demandeurs d’emploi et des travailleurs.

Enfin, chaque action menée sera également réfléchie sous l’angle de l’« égalité des chances et des droits » de tous et de toutes à l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi.

Le travail de terrain doit maintenant se concrétiser ou se poursuivre en collaboration avec les opérateurs d’’enseignement, de formation et d’insertion. A l’image, notamment, de la convention liant le secteur non-marchand à l’enseignement de promotion sociale qui permet le co-financement de près de 5000 heures de cours en termes de formation continuée, au sens large.

En Wallonie, des outils supplémentaires viennent en support de l’emploi dans ces secteurs. Pour l’Horeca, le Centre de compétence Epicuris, par exemple, a formé près de 6.500 personnes en 2010. Les centres de compétence Technofutur industrie, Technifutur industrie, Construform Liège, Construform Hainaut, Formalim, Polygone de l’eau, Campus, Centre environnement, Cefochim et Wan dispensent, pour leur part, des formations en électricité.

Le soutien à l’autocréation d’emploi est en outre favorisé à travers les SAACE qui accompagnent et encadrent les projets de demandeur-euse-s d’emploi ou encore le Plan Airbag qui vise à soutenir, via une aide financière, le passage au statut d’indépendant à titre principal, de demandeurs d’emploi porteurs d’un projet d’entreprise (cf les personnes ayant suivi un parcours SAACE ou une formation chef d’entreprise à l’IFAPME) ou encore d’indépendants à titre complémentaire.

Le Plan Langues grâce aux chèques langues, aux bourses d’immersion linguistique et au nouveau didacticiel Wallangues qui permettra à tous les Wallons d’apprendre les trois langues nationales et l’anglais gratuitement sur internet, est un soutien important, notamment pour le secteur de l’Horeca où le bilinguisme est demandé par 75% des employeurs.

Ces nouvelles conventions cadres ne sont nullement une fin en soi mais, en y associant dès le départ tous les opérateurs, elles permettront de renforcer davantage encore les liens entre les secteurs professionnels et le monde de l’éducation, de la formation et de l’insertion professionnelle et de formaliser les engagements du monde de l’entreprise de manière plus opérationnelle.