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10 mesures fortes du Pacte d'Excellence

Le Pacte d’Excellence est un ensemble de mesures cohérentes soutenues par les organisations syndicales, les associations de parents et les fédérations de pouvoirs organisateurs. Parmi celles-ci, citons :

  • Le renforcement de l’école maternelle

L’école maternelle est essentielle pour que tous les enfants acquièrent les bases nécessaires (maîtrise de la langue, codes scolaires, capacité d’autonomie et de socialisation…) pour commencer les primaires dans de bonnes conditions. C’est pourquoi la première mesure du Pacte a été de renforcer l’encadrement à l’école maternelle. 50 millions ont été investis pour permettre l’engagement de 460 instituteurs, 400 puéricultrices et psychomotriciennes, ainsi que 170 logopèdes au service des classes pour repérer les difficultés précoces.

Un référentiel décrivant pour la première fois les apprentissages attendus à l’école maternelle est également en cours de finalisation.

Pour favoriser la fréquentation des maternelles, les écoles recevront une subvention afin de mettre gratuitement à disposition des élèves tout le matériel nécessaire.

Enfin, le Fédéral, sur la base d’une proposition de Catherine Fonck, a abaissé l’obligation scolaire à 5 ans. Ainsi tous les enfants iront au moins un an en maternelle.

  • L’apprentissage du français langue d’apprentissage

Si on ne comprend pas le français, comment apprendre à calculer ? Trop d’enfants sont en échec dès le début de leur scolarité parce qu’ils ne parlent pas le français à la maison. C’est pourquoi aller en maternelle et y détecter les difficultés langagières est si important, mais c’est également pourquoi des moyens supplémentaires seront accordés aux écoles pour soutenir l’apprentissage du français pour les élèves, Belges ou non, dont ce n’est pas la langue maternelle. Les dispositions pour les élèves primo-arrivants ont également été renforcées pour les aider lorsqu’ils arrivent dans les écoles.

  • La modernisation du contenu des cours

Plus d’une centaine de personnes issues de l’école et des experts sont en train de redéfinir les savoirs et compétences que tout élève doit maîtriser à 15 ans quel que soit son projet de vie. Ces nouveaux référentiels définiront année par année ce qui doit être appris afin de permettre aux enseignants de faire progresser au mieux les élèves. Les savoirs de base (lire, écrire, compter, calculer) resteront centraux. Ils seront travaillés de manière plus concrète qu’aujourd’hui en alternant apprentissages théoriques et applications pratiques. L’expression orale permettra par exemple de renforcer la maîtrise du français. L’école sera ainsi plus ouverte à la diversité des intelligences.

  • Apprentissage des langues plus tôt

Les élèves apprendront une première langue moderne dès la troisième primaire et une seconde dès la deuxième secondaire. A Bruxelles, toutes les heures de langue bénéficieront d’un financement plus important qu’aujourd’hui. Tout élève aura ainsi des bases solides dans trois langues à la fin des secondaires.

  • Des apprentissages plus personnalisés pour réduire le redoublement de moitié

Aujourd’hui, un élève sur deux a doublé au moins une fois à 15 ans. L’ambition du Pacte est de réduire le redoublement de moitié. Pour y arriver, il n’est pas question d’interdire le redoublement, mais de réagir bien plus vite qu’aujourd’hui. Deux heures par semaine d’ « accompagnement personnalisé » sont prévues dans la grille horaire durant lesquelles il y aura au moins trois enseignants pour deux classes. Durant celles-ci, chaque élève pourra travailler ses difficultés ou se voir proposer des activités de dépassement. Si cela ne suffit pas, des heures de remédiation supplémentaires pourront aussi être proposées. Plus de 58 millions supplémentaires sont prévus pour cela.

Des mesures en faveur des élèves à besoins spécifiques : des aménagements raisonnables peuvent être demandés par les parents, pour aider les élèves à continuer leur scolarité dans l’enseignement ordinaire, depuis 2017.

  • Une stratégie numérique pour l’école

Une stratégie numérique pour l’Education a été adoptée par le Gouvernement. Elle prévoit une meilleure éducation au numérique dans le cadre des cours, mais aussi davantage d’outils et d’équipements numériques dans les écoles et une nouvelle plateforme de ressources pédagogiques pour les enseignants (e-classe.be).

Le développement des outils numériques soutiendra aussi la personnalisation des apprentissages en permettant aux enfants d’apprendre davantage à leur rythme.

Depuis cette année, chaque enseignant reçoit 100 euros par an pour son équipement numérique.

  • Une nouvelle gouvernance donnant plus d’autonomie et de responsabilités

La qualité de notre enseignement dépend avant tout des équipes pédagogiques. Plutôt que d’encadrer les écoles en multipliant les règlements et décrets, le Pacte renforce l’autonomie des équipes éducatives. L’inspection ne contrôlera plus systématiquement toutes les écoles, mais interviendra sur des missions précises (missions d’audit et de diagnostic) dans les écoles où des difficultés se posent.

En contrepartie, chaque école doit concevoir un « plan de pilotage » dans lequel elle se fixe des objectifs d’amélioration sur base de sa réalité locale, avec l’appui d’indicateurs précis, pour six ans. Si elle n’atteint pas les objectifs, un accompagnement spécifique sera prévu. Des Délégués aux contrats d’objectifs (DCO) sont chargés de dialoguer avec les écoles en vue d’assurer la conformité des plans de pilotage aux objectifs généraux.

  • Des directions mieux soutenues

Afin qu’ils puissent davantage jouer leur rôle de leadership pédagogique et ne plus être écrasés par le travail administratif, les directeurs des écoles fondamentales ont reçu une aide administrative.

Les directions recevront aussi l’appui de conseillers pédagogiques des différents réseaux (notamment lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des plans de pilotage).

Ils pourront aussi attribuer plus de périodes de coordination pédagogique à des enseignants. Enfin, les règles d’engagement des enseignants ont été simplifiées, en particulier pour les fonctions en pénurie sévère.

  • Des enseignants valorisés et mieux formés

Les enseignants seront mieux formés : la formation initiale des nouveaux enseignants passe de 3 à 4 ans pour tous les enseignants dès 2020 (ceux exerçant dans le secondaire supérieur ont une formation maintenue à 5 ans), tandis que la formation en cours de carrière actuellement de 3 jours par an pourra être augmentée jusqu’à 6 jours.

Le renforcement de la formation conduira à une revalorisation salariale des enseignants. Dès la rentrée scolaire, s’ils font des heures supplémentaires, ils seront rémunérés pour ces heures – ce qui n’était pas le cas.

Afin que les enseignants soient moins isolés et mieux soutenus, deux heures de travail collaboratif par semaine sont désormais prévues dans leur horaire. Les enseignants débutants seront soutenus par des enseignants référents.

  • Un mécanisme structurel de création de places dans les écoles

Depuis 2016, chaque année, une enveloppe de 20 millions (indexés) finance des projets de création de places supplémentaires dans les zones en tension démographique. Ces zones sont définies sur base d’un monitoring actualisé chaque année de l’évolution des besoins de places. L’objectif est de renforcer la liberté de choix des parents en assurant qu’il y ait dans toutes les zones un supplément d’au moins 7% des places nécessaires.

En cinq ans plus de 42.000 places ont été créées et près de 27.000 sont d’ores et déjà financées d’ici 2025.