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Alexandre Boitte, enseignant d’Histoire et de Géographie dans le secondaire général à Ath : D’un point de vue « échevin »

Nous sommes tout le temps en attente des nouvelles mesures. Et quand nous les avons, il faut attendre les arrêtés le lendemain et puis l’intervention du gouverneur. Pendant ce temps-là, des personnes nous contactent et nous devons leur répondre, d’attendre. La situation est déjà difficile à vivre en temps normal et cela est encore plus difficile pour ceux qui voudraient travailler. Pourquoi faut-il attendre aussi longtemps pour avoir les textes de loi ?

Je comprends le confinement, le ralentissement de l’activité économique mais l’injustice, non. Comment est-ce possible d’autoriser l’activité des coiffeurs au début ? Pourquoi des grandes surfaces alimentaires vendent des produits de jardinage quand les jardineries sont fermées ?

Et ces courageuses personnes de la santé qui travaillent avec très peu de masques, gel, gants et qui entendent que les masques commandés ne sont pas conformes. Je vais vous donner un exemple vécu à la commune d’Ellezelles. On nous annonce 50 masques pour chaque infirmier/ère. On s’aperçoit que la liste du gouverneur ne correspond pas à la réalité. Il en manque la moitié. Nous distribuons 25 à chacun. On nous promet le reste par après. On en reçoit mais les règles ont changé, ce sera pour les infirmiers/ères indépendants/es ayant plus de X prestations par an. Que dit-on aux autres qui attendent ? Aux dentistes, kinés qui n’ont rien reçu ? Nous sommes en 1ère ligne mais nous ne décidons de rien. Nous subissons. On nous demande d’aider les secteurs (santé, Horeca, …) mais qui nous aide ? Qui demande toujours plus aux communes dans l’investissement des zones de police, de secours et j’en passe ?

Nous interdisons les déplacements superflus aux habitants mais on ouvre les magasins de bricolage. Comment la police va-t-elle contrôler ?

Nous voulons plus de clarté dans les mesures, plus d’égalité. Quelles seront demain les aides aux communes ? Une somme globale, c’est bien mais quoi ?

Alors en attendant, on se débrouille. On essaie de rester en contact avec le monde économique de l’entité en incitant les gens à consommer local, en sondant les secteurs sur leurs besoins pour ainsi coller au plus juste à leur réalité.