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Communiqué de presse : Trois femmes par mois décèdent sous les coups d’un homme : stop ! C’est une urgence de société

Selon « Vie Féminine », 36 féminicides ont été dénombrés en Belgique en 2018, c’est-à-dire une femme est morte tous les dix jours sous les coups d’un homme, déjà 14 au moins depuis le début de l’année 2019.

Pour Vanessa Matz, cela doit cesser. Il y a urgence... Les autorités ne peuvent rester les bras ballants. La tolérance zéro doit être de mise à l’égard des violences faites aux femmes. La députée humaniste propose une série de mesures fortes afin d’apporter des réponses concrètes :
 

  • une proposition de loi instaurant le placement d’un bracelet anti-rapprochement sécurisant pour la victime. Ce dispositif, qui existe déjà en France et en Espagne notamment et qui amène des résultats probants, permet que les forces de police soient appelées si la victime est approchée;
  • plus de classement sans suite pour les dossiers de violences à l’égard des femmes ;
  • quels que soient les faits, un procès-verbal doit être dressé même si la victime ne veut pas ou n’ose pas porter plainte ;
  • déploiement de tout l’arsenal répressif disponible en fonction de la gravité des faits ;
  • mesures d’éloignement de l’auteur des faits de violence ;
  • possibilité de déposer plainte dans les hôpitaux pour les victimes ;
  • création d’un système de télé-vigilance spécifique aux victimes de violences ;
  • création d’un groupe de recherche et d’expertise dédié aux violences à l’égard des femmes chargé notamment de collecter les données statistiques pertinentes, à intervalle régulier comme le requiert la convention d’Istanbul ratifiée par la Belgique en 2016.

 
 
Ces mesures impliquent des moyens complémentaires pour la Justice et les services de police à la hauteur des enjeux que représentent les violences faites aux femmes.
 
Trois femmes par mois qui décèdent suite à des violences, c’est beaucoup trop, on dit STOP !
 
 Quelques chiffres complémentaires
 
En 2018, 38 964 plaintes ont été enregistrées par les services de police sur l’ensemble du pays pour des faits de violence entre partenaires dont 21 604 sont des violences intrafamiliales physiques.
 
Selon Vie Féminine, en 2018, 70% des plaintes pour des faits de violence sont classées sans suite alors que ces victimes de violences psychologiques et/ou physiques peinent toujours à briser le silence.