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Congé de deuil suite au décès d’un enfant : le débat français doit éveiller les consciences en Belgique

Ces derniers jours, la France est secouée par un débat qui fait rage : le congé de deuil suite au décès d’un enfant. L’Assemblée Nationale française a rejeté un texte visant à allonger de 5 à 12 jours le congé de deuil. Le gouvernement français a reconnu « une erreur » et s’est engagé à la corriger.

Catherine Fonck, députée fédérale et cheffe de groupe cdH à la Chambre, plaide pour que les lignes bougent également en Belgique. Actuellement, en cas de décès d’une personne très proche (enfant, père, mère, conjoint), le travailleur a droit à 3 jours de « congé ». C’est trop peu pour surmonter le choc. Ce délai est à peine suffisant pour organiser les funérailles et entreprendre les démarches administratives.

La députée humaniste a déposé depuis plusieurs mois un texte visant à porter la durée de ce congé à 10 jours (les 3 premiers jours restent à charge de l’employeur, les 7 autres donnent lieu à une intervention de l’assurance maladie-invalidité). « Il est important que le travailleur puisse prendre du temps pour faire son deuil. Il doit être admis et reconnu et ne doit pas être caché derrière un congé pour cause de maladie, ce qui trop souvent le cas ».

Il est important que chaque personne qui travaille puisse prendre du temps pour vivre son deuil et apaiser son chagrin. Catherine Fonck espère que le débat actuel en France puisse trouver résonance en Belgique afin de mieux prendre en compte la souffrance subie dans de tels cas.

Pour les partis qui ne sont pas encore convaincus du bien-fondé de cette proposition, la députée cdH les appelle au moins à avancer sur le congé de deuil lors du décès d’un enfant.