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Groupe cdH à la chambre - Fermeture de 17 maternités : Catherine Fonck dénonce une annonce brutale et propose un changement d’approche

Selon une étude du KCE, 17 maternités sur les 104 que compte la Belgique devraient fermer. Le critère énoncé est le nombre d’accouchements. Selon le KCE, pour être efficiente et assurer des soins de qualité, une maternité doit accueillir un minimum de 557 naissances par an. Cette annonce n’est pas une surprise au regard de la stratégie adoptée par la ministre De Block depuis plusieurs années.

Catherine FONCK, députée fédérale et cheffe de groupe cdH à la Chambre, dénonce la manière brutale avec laquelle cette annonce a été faite par le KCE et la ministre De Block. Le personnel soignant mérite mieux que d’apprendre par la presse le matin que leur maternité va devoir fermer.

En outre, la députée humaniste dénonce le critère sur lequel se basent le KCE et la ministre. Examiner la situation des maternités uniquement sur base des accouchements, c’est oublier une part non-négligeable du reste du travail réalisé : le suivi en consultation des femmes enceintes, l’accompagnement pré et post-natal, le suivi rapproché des grossesses à problèmes,... Les futures mamans doivent parfois se rendre plusieurs fois par semaine à la maternité pour un suivi rapproché. Leur dire qu’elles n’auront qu’à aller plus loin et se débrouiller, c’est brutal et inopportun.

Enfin, la fermeture des maternités risque d’entraîner celle de services de néonatalogie et de pédiatrie.

Catherine Fonck appelle la ministre à changer d’approche et de :

  • réunir en urgence les hôpitaux concernés qui ont appris par la presse le sort qui leur était réservé. C’est le minimum minimorum. On ne gère pas des annonces pareilles sans même en discuter avec les principaux intéressés ;
  • examiner la manière dont ces maternités peuvent collaborer dans le cadre des réseaux tout fraîchement formés. Il faut miser sur ces réseaux et les laisser se réorganiser en pôles de spécificités (mère-enfant, cancérologie,…) ;
  • développer des alternatives au « tout fermer » par exemple en maintenant des consultations et le suivi de grossesses à risques notamment.