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La décision d’acquisition de 34 F-35 américains calamiteuse pour l’industrie belge. La Wallonie, le dindon de la farce ?

La décision politique d’acquérir des F-35 au détriment d’une solution européenne est, on le sait, une catastrophe sur le plan de l’autonomie stratégique de l’Union européenne. Elle l’est également pour l’industrie belge, et en particulier wallonne.

« Pourquoi ce qui est aujourd’hui possible avec les chasseurs de mines ne l’a pas été pour les avions chasseurs bombardiers ? »

Georges Dallemagne

On s’en souvient, le gouvernement belge a pris la décision incompréhensible de maintenir et d’aggraver sa dépendance technologique et industrielle vis-à-vis des Etats-Unis à un moment où son président entend bien renforcer la vassalité de l’Union Européenne à son égard. Mais le gouvernement belge s’était justifié en indiquant que les retours industriels seraient prometteurs. Le Ministre de l’Economie, Kris Peeters, estimait les retombées pour l’économie belge à 3,7 milliards d’euros.

Dans les faits, il n’en est rien : l’industrie n’a encore reçu aucune proposition concrète de Lockheed Martin qui se borne simplement à identifier les entreprises belges qui seront interrogées dans le cadre d’appels d’offre mondiaux.

Pour le député fédéral Georges DALLEMAGNE, on doit donc bien comprendre que les largesses de Lockheed Martin se résument au fait que l’industrie belge ne sera pas écartée de la compétition mondiale. Voilà tout ce que le gouvernement a obtenu. Rien en fait…

Jusqu’au bout le gouvernement se sera fait rouler dans la farine. Pour rappel, à l’inverse de la Belgique, l’Allemagne a récemment pris la décision de ne pas acquérir le F-35. La France, l’Allemagne et l’Europe se sont lancés dans la SCAF dont la Belgique a été écartée suite à sa décision en faveur des Etats-Unis.

Aujourd’hui la Commission Achats militaires de la Chambre se penchait sur l’acquisition de futurs chasseurs de mines pour un montant de 1,756 milliards d’euros. Une étude de plus de 500 pages sur les retours industriels (Intérêts Essentiels de Sécurité) a été présentée avec des engagements clairs et détaillés.

Georges Dallemagne s’interroge : « pourquoi ce qui est aujourd’hui possible avec les chasseurs de mines ne l’a pas été pour les avions chasseurs bombardiers ? »