En cliquant sur OK, vous acceptez la politique de protection de la vie privée du cdH.

Redoubler d’attention à l’égard des publics « oubliés » et renforcer le lien social s’impose encore plus après la crise sanitaire !

Il y a plus d’un an, le cdH bruxellois martelait durant la campagne électorale qu’une Région pouvait avoir tous les plus beaux aménagements du territoire qu’elle voulait, les infrastructures de mobilité les plus performantes et les politiques environnementales les plus ambitieuses, elle n’était rien sans une vigilance accrue à l’égard des publics oubliés tels les aînés, les personnes en situation de handicap ou encore les familles monoparentales précarisées et sans un renforcement indispensable du lien social entre ses habitants. Si à l’époque, cela pouvait s’apparenter à un discours de convictions, force est de constater qu’aujourd’hui ce leitmotiv de notre action humaniste est plus que jamais d’actualité.

Quels sont les premiers constats qui se dessinent à l’heure actuelle ?

Nous vivons une crise sanitaire inédite qui a, au-delà de l’impact économique et financier terrible pour de nombreux foyers, de lourdes conséquences humaines à Bruxelles : des décès importants au sein de nos maisons de repos et des aînés qui se sont sentis abandonnés, des familles bousculées et inquiètes des lendemains de leurs enfants en situation de handicap, des femmes qui connaissent des précarités accentuées. L’adage populaire dit qu’on apprend de ses erreurs, il faut accepter que les gouvernements fassent mieux et les parlementaires doivent pouvoir avoir accès à un bilan complet pour prendre les meilleures décisions à venir en connaissance de cause surtout que la bataille contre le virus n’est pas terminée ! Collectivement, nous avons besoin certainement de réfléchir aux politiques qui seront mises en place au lendemain de cette crise pour en tirer toutes les bonnes et justes conséquences et privilégier plus que jamais l’humain.

Quelles propositions pour demain à Bruxelles ?
Le cdH bruxellois demande qu’une priorité soit accordée à l’avenir à ce public « oublié » comme d’autres - Handicap, Femmes -


Céline Fremault

Nos aînés ont payé un lourd tribu dans cette crise. Certains sont décédés dans des conditions excessivement difficiles, d’autres resteront ébranlés pour le restant de leur vie, sans parler des familles entières qui ont été privées d’adieux légitimes et qui nourrissent un chagrin immense. 

Le cdH bruxellois demande qu’une priorité soit accordée à l’avenir à ce public « oublié » comme d’autres - Handicap, Femmes -. La déclaration actuelle de politique générale ne suffit plus en la matière à Bruxelles comme ailleurs.

Nous avons déposé il y a quelques mois une proposition de décret sur l’assurance autonomie, discutons-en collectivement et positivement, elle amène des solutions concrètes qui permettent à nos aînés de pouvoir rester chez eux un maximum de temps avec l’aide nécessaire et adaptée le cas échéant. 

De même, le renforcement de l’aide à domicile est plus que jamais d’actualité : sous la législature passé, plusieurs demandes du secteur avaient été rencontrées - augmentation du nombre d’heures via un refinancement de 10 000 heures supplémentaires par an , valorisation des salaires via un rattrapage sectoriel,… -, il faut redoubler minimalement les budgets de l’aide à domicile et valoriser les rétributions des aides-soignantes comme il faudra redoubler les budgets en terme de création de nouveaux centres de jour. Ce qui faisait sourire certains désignant ces initiatives précédentes comme du loisir est aujourd’hui essentiel : permettre à celles et ceux qui l’ont choisi de rester à domicile avec un confort de vie que nous devons bien à nos Bruxellois plus âgés. Sous la législature précédente, nous sommes passés de 5 à 10 centres sur le territoire bruxellois pour un budget de 70 000 euros par an au total. Un cadre législatif avait été créé pour la garde à domicile avec un financement supplémentaire structurel, il faut booster le secteur. 

Enfin, il faut mettre en place un Plan d’action pour les maisons de repos en termes d’expertise technique, de soutien matériel et de testings répétés dont les tests sérologiques. Comme il faudra revoir à bref délai l’ordonnance qui agrée les maisons de repos et les maisons de repos et de soins à BXL et conditionner l’agrément de celles-ci à l’existence, à la validation et au suivi d’un « Plan Pandémie » par les autorités bruxelloises. Il ne s’agit pas de surcharger les maisons de repos qui sont actuellement dans l’urgence mais bien de prévoir l’avenir et peut être à court terme. 

Le secteur du Handicap a été aussi fortement touché, qu’en pensez – vous ?

Il va de soi que les institutions liées au Handicap doivent aussi être protégées dans le même sens. D’autres suggestions sont sur la table : désignation d’un médecin coordinateur pour les centres d’hébergement, renforcement des services d’accompagnement qui vont subir les conséquences en première ligne de la crise au retour des familles, ouverture d’une ligne téléphonique spécifique d’appui pour les parents qui vivent des difficultés au quotidien dans des moments de crise. 

Le cdH insiste régulièrement sur la précarisation des femmes durant cette crise, comment les aider ?

Les familles monoparentales sont durement touchées depuis des semaines et il faut les accompagner dans leurs nouvelles demandes liées à une précarité qui explose : la Maison des Parents solos que j’ai ouverte début 2019 en collaboration avec la Ligue des Familles a connu une diminution de subsides en 2020 alors que tout démontre aujourd’hui sa capacité à apporter de l’aide aux mamans fragilisées et elle a joué son rôle dans la crise en renfort d’autres secteurs. Il est urgent non seulement de la pérenniser mais aussi de la dupliquer aux 4 coins de Bruxelles avec une relance de la campagne de prévention sur le Burn Out parental en collaboration avec les plannings familiaux. Redoubler d’attention à leur égard est indispensable, nos familles sont précieuses et la crise l’a encore démontré une fois de plus.