5 principes politiques essentiels
Cinq principes politiques essentiels doivent guider l’ensemble de nos choix et comportements:
Promouvoir le lien social et la relation humaine
La fraternité, c’est la priorité à la relation entre les personnes, c’est l’exigence d’une solidarité participative forte, c’est le combat pour une « égale dignité » et pour l’égalité entre les hommes et les femmes, pour l’existence d’un réel pluralisme, du respect du fait religieux quel qu’il soit, d’une société multiculturelle harmonieuse. Le lien social, c’est avant tout le sort des plus fragiles et des plus faibles, c’est aussi le lien entre les générations et avec les générations futures, c’est la priorité pour les familles quelles qu’elles soient. C’est la réconciliation entre les intérêts particuliers et les intérêts collectifs dans le cadre d’une notion de bien commun. Le lien social, c’est aussi la promotion d’un fédéralisme d’union et non de compétition.
Proposer de nouvelles normes collectives
Nous nous réjouissons de la fin du dogmatisme moral et de l’évolution vers une meilleure autonomie de chacun. Nous ne voulons pas pour autant entrer dans une ère nous privant de tous repères en ce qui concerne les principes de la vie en société, de la mort, de la vie, du rapport à son corps... Nous défendons le principe de « l’autonomie collective », c’est-à-dire la volonté de participer, démocratiquement, au choix de normes collectives en refusant le renvoi de ces questions à la seule décision personnelle. C’est pourquoi l’éthique implique une responsabilité politique, un refus d’indifférence, le respect de la vie et de la dignité humaine, les principes de précaution et de non instrumentalisation de l’homme dans le domaine de la science et de la bioéthique.
Miser sur la responsabilité : avoir une société civile forte, un marché dynamique mais civilisé et un Etat consistant
L’homme, pour nous, est un être responsable qui est sujet et fin de la société. Il doit être un acteur responsable de et dans sa société. Aussi, nous voulons encourager son esprit d’initiative tant dans le domaine économique que dans le domaine social, culturel ou politique. Nous voulons créer une société participative dans laquelle chacun joue un rôle de participation active, ce qui demande une société civile forte, un marché civilisé et un Etat consistant :
Une société civile forte, c’est d’une part reconnaître aux citoyens un rôle d’acteur reconnu dans le secteur non marchand et défendre le secteur associatif partenaire des pouvoirs publics et, d’autre part, faire jouer aux citoyens au-delà des élections, un rôle de participant actif dans les choix démocratiques importants à opérer ;
Un Etat consistant et efficace, c’est un Etat qui exerce des missions importantes de service au public, de redistribution, de régulation, d’arbitrage, sans les déléguer toutes au marché, de manière efficace, impartiale et humaine ;
Un marché dynamique mais civilisé, c’est une économie de marché participative qui n’exclut personne, c’est un marché considéré comme un moyen et non une fin en soi, c’est un marché dynamisé qui n’entraîne pas d’instrumentalisation de l’homme, de son travail, de ses relations, de sa vie. C’est une mondialisation à la fois assumée et contrôlée démocratiquement.
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Réconcilier l’homme et la nature et promouvoir un développement durable
Le cdH veut concilier les exigences de développement et la protection de l’environnement sans sacrifier l’un à l’autre.
Le cdH dénonce autant les pièges d’une économie productiviste que l’utopie d’une croissance zéro. Nous voulons dépasser l’opposition entre progrès scientifique et développement durable. Nous défendons un modèle d’économie « éco-sociale » qui veut harmoniser les relations entre l’homme et son milieu, et surtout entre les différentes fonctions de la vie sociale, économique, culturelle au sein du milieu de vie.
Miser sur l’éducation et le développement humain
L’éducation est le levier le plus important pour maîtriser et anticiper un monde qui change mais aussi pour faire émerger des générations d’hommes et de femmes responsables et pour que chacun s’intègre dans la société de la connaissance.
Pour le cdH, miser sur l’éducation, c’est renforcer le rôle des parents, de l’Ecole, de la politique de la jeunesse et des autres acteurs de l’éducation. L’éducation doit répondre à 3 défis : les défis du sens, de l’efficacité et de l’égalité. Haut