Le Développement humain


Le projet politique du cdH est le développement humain, c’est-à-dire un modèle de développement qui  favorise la qualité de vie de chaque personne dans le respect de la nature et qui soutient la participation de tous à la société.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la charte de l’humanisme démocratique adoptée en 2001. Cette charte affirmait notre volonté d’élargir le chemin, en s’ouvrant à des personnes issues d’autres horizons de pensée et partageant des valeurs communes avec le personnalisme social-chrétien.

Le développement humain est une réponse précise et crédible à ce sentiment insupportable : nos enfants pourraient avoir une vie plus difficile que la nôtre. Ce n’est pas une certitude, mais la peur d’un futur indécis. De toutes les crises, sociale, économique, financière, que nous connaissons, la plus grave, celle qui se nourrit de toutes les autres, est la crise de confiance dans l’avenir.

Cette crise a de quoi déboussoler. Les réponses traditionnelles comme produire et consommer davantage ou se replier sur « son » argent,  « son » confort, « ses » droits acquis, ont montré leurs limites. Notre modèle social s’essouffle. Des repères disparaissent. Des idéologies comme le marxisme et le nationalisme, que l’on croyait révolues, tant elles ont amené des catastrophes, suscitent de nouvelles tentations. Elles se réimplantent grâce à des discours simplistes et crispent les relations entre les personnes.

La situation pourrait décourager. Au contraire. Elle renforce l’urgence de revenir à l’essentiel, aux sources de la relation humaine : le sens du bien commun, le partage, le lien social, le souci de la qualité de vie.

Le retour à l’essentiel implique aujourd’hui de modifier nos habitudes de penser, de changer nos références et les indicateurs qui fixent les hiérarchies. Ce n’est pas l’avoir qui prime à nos yeux, mais l’être. Pas le plus, mais le mieux. Au produit intérieur brut, nous préférons le bonheur humain. A l’homme qui ferme le poing, nous préférons celui qui tend la main. A la compétition, dans ce qu’elle a d’impitoyable et d’écrasant, nous préférons la fraternité.