ROUTES REGIONALES EN WALLONIE LES INVESTISSEMENTS SE POURSUIVENT !

Posté le 27 Novembre 2014 dans Les Communiqués , Région Wallonne , Mobilité/Transport


Suite aux informations diffusées par la Fédération wallonne des entrepreneurs de travaux de voiries (FWEV), à savoir le gel des investissements pour l'entretien et la rénovation des routes en Wallonie, Maxime PREVOT, Ministre wallon des Travaux publics, tient à apporter un démenti ferme en ce qui concerne les routes régionales. 


Concrètement, les annonces de réduction des investissements sur les routes de l'ordre de 30 à 40% sont totalement infondées. Ces propos sont inutilement générateurs de craintes au sein d'un secteur qui est déjà confronté à des difficultés depuis quelques années. 

Tout d'abord, le Ministre précise que dans cette période d'économie, la contribution à l'assainissement des finances publiques du secteur des voiries reste modérée puisque les budgets régionaux pour les routes et autoroutes (8.400 km) seront réduits de 2% uniquement, autrement dit, bien éloigné des dizaines de pourcents avancés par les représentants du secteur lors de leur conférence de presse ce jeudi 27 novembre.

Ensuite, le Ministre rappelle, ainsi que la démonstration en fut faite ce mardi en Commission parlementaire lors de l'examen de chacun des articles du budget 2015, que les budgets consacrés aux routes régionales et autoroutes pour les cinq années à venir s'élèvent à environ 200 millions d'euros par an (une centaine via le SPW, l'autre centaine via la SOFICO), soit un budget d'un milliard d'euros pour la législature !

En sus, un Plan Infrastructures ambitieux mobilisera 320 millions d'euros complémentaires sur la période 2016-2019, prolongeant de la sorte le volontarisme gouvernemental en matière d'entretien et d'investissement des infrastructures wallonnes. Disposer d'un réseau performant et sécurisé est en effet une nécessité pour le Ministre Maxime PREVOT tant pour les citoyens et leurs déplacements que pour le redéploiement socio-économique de la Wallonie. Au total ce sont donc pas moins de 1,32 milliards d'euros qui seront mobilisés sur les cinq années à venir et qui génèreront des contrats de marché public à la même hauteur pour nos entreprises.

De plus, il faut ajouter les chantiers liés aux voies hydrauliques et aux zones d'activités économiques (plusieurs centaines de millions d'euros sur la législature qui bénéficieront également à nos entreprises), ainsi que les fonds européens à venir (pour rappel, 332 millions € furent consacrés à des travaux publics dont les routes lors de la programmation FEDER 2007-2013) et les dossiers introduits auprès de la Commission européenne dans le cadre du Plan Juncker (des dossiers pour plus de 3 milliards d'euros dans les compétences Travaux publics ayant été proposés).

On ne peut donc en aucun cas parler de désinvestissement pour les routes et autoroutes en Wallonie !

Le Ministre tient également à préciser qu'il n'y a pas eu de gel quelconque des commandes publiques. La SOFICO est d'ailleurs en train de boucler les derniers dossiers qui émargeaient au Plan Route 1 lancé par Benoit LUTGEN et dont les derniers chantiers programmés font l'objet des ultimes attributions de marché, le travail se poursuivra donc bien en 2015, en transition douce vers le Plan Infrastructures à venir. 

S'agissant des diminutions d'investissement des communes en matière de voirie, le Ministre rappelle que le réseau des routes communales (50.000 km) n'est pas de son ressort. Chacune des communes wallonnes opère librement ses choix, en fonction de ses réalités financières et compte tenu des contraintes européennes notamment quant au retour à l'équilibre budgétaire.

Enfin, Maxime PREVOT est bien conscient qu'une des principales difficultés du secteur reste la concurrence déloyale exercée par les entreprises qui recourent à de la main-d'œuvre étrangère soit directement soit via leurs sous-traitants, emportant dès lors nombre de marchés vu leurs prix cassés. Le Ministre a donc chargé un bureau d'avocats spécialisés d'analyser les possibilités de modifications à apporter aux futurs cahiers des charges pour que les entreprises employant du personnel belge soient moins préjudiciées qu'actuellement lors des marchés publics. Le véritable fléau du secteur étant incontestablement le dumping social qui fragilise nos PME wallonnes. Il faudra être créatif pour trouver une solution qui tienne la route juridiquement et qui passe la rampe des obligations européennes en la matière. C'est en tout cas la volonté du Ministre.