La lutte contre la violence et le non-respect à l’égard des policiers es une priorité

Posté le 6 Août 2012 dans Les Communiqués , National , Sécurité/Police/Justice


La Vice-Première ministre, ministre de l’Intérieur et de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet, tient à condamner avec la plus grande fermeté les récents incidents dont ont été victimes plusieurs policiers, que ce soit cette nuit encore à Anderlecht, ou ces derniers jours à Malines, Etterbeek, Vilvorde ou Londerzeel.

Comme la ministre le mentionnait dans sa note de politique générale, la lutte contre les violences commises à l’encontre des policiers, des membres des services de secours, des agents dépositaires de l’autorité ou de la force publique est une importante priorité. Comme déjà annoncé à plusieurs reprises au Parlement ces dernières semaines, Joëlle Milquet entend concrétiser cette priorité en déposant un plan global pour renforcer autant la protection contre la violence que le respect des policiers.

Ces mesures, élaborées en concertation avec les syndicats et la ministre de la Justice, consisteront par exemple en une adaptation du cadre légal pour que les sanctions, déjà plus élevées, soient effectivement exécutées. Les policiers ayant pour mission de faire respecter la loi et l’ordre public, il est absolument nécessaire que les auteurs qui commettent des violences à leur encontre soient sévèrement punis et plus rapidement qu’actuellement. Il est essentiel que la justice joue pleinement son rôle en la matière, qui est l’une des meilleures manières de combattre la violence et le sentiment d’impunité.

Une autre mesure consiste en la réalisation d’un manuel au service des gestionnaires de police, ce qui n’existe pas à l’heure actuelle, pour les aider à offrir l’assistance adéquate au collaborateur qui est victime de violence et ce, aussi bien au moment des faits, qu’à moyen et à long terme. En effet, l’expérience démontre qu’il est essentiel de rester vigilant quant aux suites d’un fait dont est victime un policier afin qu’il ne tombe pas dans l’oubli.

Pour Joëlle Milquet, il convient en effet de créer un processus qui garantit que ces policiers puissent recevoir tout le suivi nécessaire et adéquat lorsqu’ils sont victimes de violences comme ce fut le cas ces derniers jours. Outre la mobilisation spontanée et adéquate au moment des faits, il faut donc sensibiliser davantage les supérieurs hiérarchiques afin qu’il y ait un suivi rigoureux et permanent exercé par une structure bien définie qui permettrait de limiter le nombre d’intervenants.  Cette structure serait valable pour tous les aspects, à savoir tant les frais médicaux, l’assistance en justice par un avocat que l’organisation ou la réorganisation de la vie familiale et professionnelle, etc.

 

D’autres mesures sont aussi envisagées, la ministre tenant vraiment à donner un signal clair à l’égard de tous : la lutte contre la violence et le non-respect à l’égard des policiers est et sera plus que jamais une priorité collective de tous les niveaux de pouvoir et de notre Etat.

De nombreuses concertations  ont eu lieu ces derniers mois et la constitution d'un groupe de travail décidée, composé de représentants du cabinet de l’Intérieur, de la police fédérale et de la police locale, de membres de la Justice et du cabinet de la ministre de la Justice ainsi que de délégués syndicaux.

Dès le mois de septembre, les réunions se succéderont à un rythme soutenu. L'objectif est de présenter ce plan au sein du gouvernement pour la rentrée parlementaire.