Les navetteurs wallons et bruxellois ne doivent pas être pris en otage par INFRABEL et la SNCB

Posté le 24 Juillet 2012 dans Les Communiqués , Région bruxelloise , Région Wallonne , Mobilité/Transport


Les Ministres wallon et bruxellois André Antoine et Benoît Cerexhe ont pris connaissance du plan d'investissement préparé par Infrabel pour les douze prochaines années (2013-2025).

A la lecture de ce plan, les ministres de l'Emploi des gouvernements wallon et bruxellois n'ont pu constater que le peu d'ambitions et de moyens consacrés au développement du Réseau Express Régional (RER). Pour les Ministres Antoine et Cerexhe: « Le RER est une absolue nécessité afin d'assurer dans les meilleures conditions qui soient la mobilité des navetteurs wallons vers Bruxelles. Le RER est aussi, jusqu'à nouvel ordre le meilleur moyen de désengorger les axes routiers qui mènent à Bruxelles et par là-même garantir la compétitivité de la Région en matière d'accessibilité des entreprises. A défaut d'investissements importants en matière de RER, c'est la question de l'attractivité économique de Bruxelles qui se pose, avec le risque non négligeable de voir l'activité économique se déplacer de Bruxelles vers son hinterland nord ».

André Antoine et Benoît Cerexhe ne peuvent se contenter du plan duodécennal d'INFRABEL et du plan transport de la SNCB, qui lui est lié. Ceux-ci relèguent en effet le RER -et principalement ses branches sud- au rang des politiques et investissements accessoires!

Pour les deux ministres CDH, « les Bruxellois doivent sur ce point faire alliance avec les Wallons pour revendiquer le respect du calendrier initial (2016), en assurant un financement moins étalé des travaux sur les lignes garantissant la liaision entre la Région wallonne et la Région bruxelloise (ligne 124 et ligne 161). »

Les Ministres André Antoine et Benoît Cerexhe notent que le plan INFRABEL porte sur une durée de 12 ans (2013/2025) et s'élève à quelque 25 milliards d'euros.  Le RER représente dans ce plan 1278 millions d'euros, soit 5 % seulement! Qui plus est, ces moyens s'étalent jusqu'en 2022 pour les travaux d'infrastructure pour la mise à 4 voies de la ligne 124 Uccle/Nivelles et de la  ligne 161 Watermael/Louvain-la-Neuve. Les montants reportés en 2019/2020/2021/et 2022 ne représentent que 64 millions d'euros (sur un plan de 25 milliards)!

Par ailleurs, les deux ministres estiment que l'acquisition des 95 automotrices programmée en 2013, pour un montant de 157 millions est bien trop réduite pour assurer un développement correct de l'offre RER. Qui plus est, André Antoine et Benoît Cerexhe s'interrogent sur le fait que le matériel roulant qui est annoncé comme étant dédié RER entre déjà en service... d'ici 2013 !

Pour les deux ministres: "cette disponibilité signifie que le montant prévu pour le RER servira finalement au financement plus classique de la SNCB. »

Par ailleurs, Benoît Cerexhe dénonce avec force le fait que « les Bruxellois n'obtiennent rien où presque pour réaliser les mesures d'accompagnement, lesquelles sont pourtant prévues dans les accords de coopération, notamment pour assurer le financement des arrêts et de leurs aménagements. Les seules sommes prévues pour les gares RER à Bruxelles sont de 3,5 millions ! »

Pour les deux Ministres, il est tout bonnement inacceptable de reporter à 2022 les travaux de finalisation du RER. A la veille de l'examen du Plan duodécennal d'investissements d'INFRABEL, André Antoine et Benoît Cerexhe demandent avec force le respect du planning établi par INFRABEL en 2011, à savoir:

Mise à 4 voies L161 Bruxellles-Ottignies: fin des travaux pour 12/2016
Mise à 4 voies L50A Bruxelles-Denderleeuw: fin des travaux pour 12/2016
Mise à 4 voies L124 Bruxelles-Nivelles: fin des travaux prévue pour 12/2020, tout en demandant à Infrabel de tout faire pour régler la problématique des recours contre le permis d'urbanisme octroyé sur la partie de la ligne sise en Flandre.
Mise en service du tunnel Schuman-Josaphat: fin des travaux pour 12/2015

Benoît Cerexhe et André Antoine rappellent que « Le respect exigé du planning initial permettra d'améliorer la ponctualité sur ces lignes, car les travaux sont une des causes principales des retards de trains. Les navetteurs wallons et bruxellois ne doivent pas être pris en otage par INFRABEL et la SNCB ! ».