Parcours d’intégration : la cohérence s'impose.

Posté le 19 Juillet 2012 dans Les Communiqués , Région bruxelloise , Région Wallonne , Emploi/Economie


Le Vice-Président et Ministre wallon André Antoine s’étonne de la réaction de la Ministre wallonne de l'Egalité des chances qui s’interroge sur le coût financier du parcours d’intégration alors qu’il s’agit en réalité d’un enjeu essentiel de société tant en Wallonie qu’à Bruxelles et pas uniquement un enjeu financier comme elle semble le laisser entendre.

La concertation avec Bruxelles est une donnée incontournable de cet enjeu de société. L’apprentissage de la langue est tout aussi important à Bruxelles qu’en Wallonie. La connaissance de la langue pour un primo-arrivant, qu’il réside en Région bruxelloise ou en Wallonie, est un élément essentiel de son intégration. Le Ministre-Président de la Région bruxelloise, Charles Piqué, ne s’est d’ailleurs pas exprimé autrement à ce sujet.

Pour André Antoine, il serait paradoxal d’avoir des modalités différentes dans une Région et dans l’autre. Il s’agit  d’une question de cohérence. Un parcours d'intégration identique à Bruxelles et en Wallonie permettra d'éviter un déplacement des primo-arrivants en fonction des règles qui ont été établies, il s'agit dés lors d'une nécessité absolue.  

Cet enjeu fondamental ne doit pas être réduit au seul angle budgétaire. Des moyens doivent d'ailleurs être trouvés, il s'agit en effet d'un investissement pour l'avenir et le vivre ensemble.

Le Ministre André Antoine réitère donc sa volonté ferme d’une décision commune entre la Région de Bruxelles-Capital et la Wallonie lors d’un gouvernement conjoint. Il a d'ailleurs été notifié le 11 mai 2011 que : "le gouvernement charge la Ministre de l’Action sociale et de l'Egalité des chances, en concertation avec le Ministre, membre du Collège de la Commission communautaire française en charge de la cohésion sociale et la Ministre de l’Egalité des chances du Gouvernement de la Communauté française, de lui présenter le projet de protocole d’accord entre le Gouvernement wallon, le Gouvernement de la Communauté française et le Collège de la Commission communautaire française sur la politique d’accueil des migrants primo-arrivants."