SNCB : Catherine Fonck presse le Gouvernement de rétablir le dialogue et de se doter d’une politique de mobilité ambitieuse

Posté le 5 Janvier 2016 dans Les Communiqués , National


L’année 2016 commence mal pour les navetteurs et les étudiants en pleine période d’examens qui empruntent chaque jour les trains de la SNCB !


Les syndicats francophones ont en effet décidé de maintenir leur préavis de grève qui débutera ce mardi à 22 heures.

Catherine Fonck, présidente du groupe cdH à la Chambre, demande que le dialogue soit rétabli dans la sérénité. De l’opposition, le cdH lance un appel au Gouvernement fédéral, à la direction et aux syndicats de la SNCB pour qu’ils dépassent le clivage actuel et qu’ils reviennent à la table des négociations avec des propositions constructives.

Pour le cdH, ce mouvement de grève est un échec collectif. Cette grève était évitable. Il en va de la responsabilité du Gouvernement de restaurer le dialogue et les bases de la confiance en nommant un conciliateur, comme Catherine Fonck en avait exhorté le Gouvernement il y a déjà plusieurs semaines, afin que ces actions qui piègent les navetteurs ne se reproduisent pas.

Le Gouvernement doit cesser sa logique d’économies à tout crin et de désinvestissement massif (plus de 2 milliards d’euros d’ici 2019) dans la SNCB.  Ce n’est pas avec ces 2 milliards d’économies que l’on va garantir plus de ponctualité, plus de places assises ainsi que le maintien des lignes dans les zones semi-rurales ! Faire travailler 12 heures d’affilée les cheminots, notamment des centrales d’aiguillage, ne permettra pas non plus d’améliorer la sécurité !

La SNCB est un outil indispensable et durable pour résoudre, en partie, les problèmes de mobilité sur les routes. Les bouchons sont aujourd’hui devenus insupportables aux abords et à l’intérieur des villes. Ils sont aussi un véritable frein au développement économique du pays. La politique du Gouvernement, sans vision de la mobilité, rendra de surcroit irréalisables les objectifs de la SNCB en matière de ponctualité et pour tout simplement maintenir un service de qualité.

Pour Catherine Fonck, il est urgent que ce Gouvernement se donne enfin les moyens d’une politique ambitieuse en matière de développement du rail et, plus globalement, de mobilité.