Réaction de Georges Dallemagne sur la visite controversée d'Anvers durant les journées diplomatiques

Posté le 12 Janvier 2016 dans Dans la presse , National


Quand la diplomatie belge sert de marchepied aux prétentions internationales d'un parti séparatiste et eurosceptique (à lire dans Le Soir du 12/01/2016)

 


Pour la première fois dans l’histoire de la diplomatie belge, le programme officiel des journées diplomatiques qui réunit comme chaque année tous nos ambassadeurs à Bruxelles, inclut une visite obligatoire à un Président de parti, Bart de Wever. Pour la première fois, le programme inclut une visite à une des 589 communes belges avec un accueil le 29 janvier à l’hôtel de Ville d’Anvers par le bourgmestre.  La visite prévoit ni plus ni moins qu’une « présentation sur les relations extérieures et économiques de la ville » !

Puisque cette visite fait partie du programme officiel des journées diplomatiques, cela signifie que la présence de nos 104 chefs de poste le 29 janvier à Anvers est obligatoire.

A travers cette visite, le Ministre des Affaires Etrangères contraint des fonctionnaires assermentés qui sont au service de l’intérêt général à se rendre auprès d’un président de parti qui ne cache pas son souhait de voir la Belgique s’évaporer. Il contraint ces fonctionnaires impartiaux à devoir se rendre aux frais du contribuable auprès d’un président de parti pour assurer sa popularité et, à la suite de Nicolas Sarkozy, lui permettre d’endosser ses nouveaux habits d’homme d’Etat sur la scène internationale. Il donne du crédit à la stature internationale que le Président de la NVA souhaite se voir reconnaître au service d’un discours eurosceptique d’un parti nationaliste.

Par ailleurs, pour la première fois aussi depuis l’existence des entités fédérées, il n’est prévu aucun contact entre les diplomates et les représentants des entités fédérées, ni dans le cadre du programme officiel, ni hors programme officiel, si ce n’est avec le Ministre-Président flamand M. Bourgeois (encore la NVA !), dans le cadre d’une exposition au Palais des Beaux-Arts. Pas de rencontre prévue non plus avec le Ministre de la Défense.

Par la voix de Georges Dallemagne, le cdH demande fermement au Ministre des Affaires Etrangères de respecter l’impartialité de nos diplomates et de ne pas les compromettre dans ce qui s’apparente clairement à un exercice de publicité partisane, qui plus est auprès d’une personnalité qui ne cache pas son désir de mettre en péril notre diplomatie. Il lui demande donc de supprimer cette visite à Anvers.

Il rappelle que le retour en Belgique de nos diplomates est obligatoire. C’est une mission de service à charge du Département des Affaires Etrangères. Elle lui coûte cher. Elle est payée par les impôts des belges, raison supplémentaire pour exiger un programme sérieux et professionnel.