Les victimes de Paris ont droit à toute la vérité. Aussi honteuse qu’elle soit

Posté le 1 Mars 2016 dans Les Communiqués , National


Le cdH est révolté d’apprendre que la section anti-terroriste de la police fédérale aurait été informée des intentions des frères Abdeslam plus d’un an avant la tragédie du 13 novembre 2015. L’inqualifiable gravité des événements impose que le Parlement belge ouvre une Commission d’enquête dotée des pleins pouvoirs d’investigation.


Aussitôt après les ignobles attentats de Paris, le Parlement fédéral avait déjà mis sur pied une Commission spéciale sur la lutte contre le Terrorisme, avec l’appui de toutes les formations politiques dont le cdH. A la lumière de la succession de révélations publiées ces derniers jours dans la presse, le cdH considère qu’il est indispensable d’aller plus loin. 

Aujourd’hui, il apparaît en effet de plus en plus clairement que notre Pays porte une réelle part de responsabilité dans les événements ayant conduit à ce drame. La honte qu’un tel constat suscite chez tous les habitants du Royaume ne peut nous tétaniser.

Ce mercredi 2 mars, à l’occasion de la Conférence des Présidents, le cdH proposera que cette Commission spéciale se transforme en Commission d’enquête, afin de déterminer sans tabous la responsabilité de la Belgique dans les événements ayant conduit à ce massacre, et tout mettre en œuvre pour que de telles sinistres fautes ne puissent plus se reproduire à l’avenir.

Pour chaleureuse qu’elle soit, aucune poignée de main entre Premiers Ministres ne remplacera la vérité. Aussi cruelle et insupportable qu’elle puisse être, seule cette vérité permettra aux familles des victimes de faire leur deuil, et d’apaiser un tant soit peu la douleur légitime qu’elles éprouvent.

Pour le Président du cdH, Benoit LUTGEN, « l’amitié que nous portons à la France et la compassion infiniment sincère que nous éprouvons envers les victimes de ces actes barbares doivent nous conduire à la plus absolue transparence. Quelles que soient les responsabilités, et à quelque niveau qu’elles puissent se situer, elles doivent être établies à livres ouverts, et sans huis-clos ».