Journée de la Femme : sensibilisation pour plus de 10 000 élèves au harcèlement de rue et au sexisme quotidien

Posté le 8 Mars 2016 dans Les Communiqués , Fédé Wallonie-Bruxelles


A l’initiative de la Ministre de l’Education, une subvention de 75.000 € a été accordée à l’ASBL « Touche Pas à Ma Pote » pour la réalisation d’activités de sensibilisation et de prévention du harcèlement de rue et du sexisme quotidien destinées aux élèves de l’enseignement primaire et secondaire. Cela permettra d’organiser ces activités dans 100 écoles, ce qui touchera directement plus de 10 000 élèves. En fonction de l’intérêt manifesté et de l’évaluation des activités, cette action pourra être renouvelée. 


« Touche pas à ma pote » fut tout d’abord une campagne contre le harcèlement de rue et le sexisme au quotidien. Lancée par le magazine ELLE Belgique, cette campagneest devenue entretemps une entité indépendante sous la forme d’une ASBL bruxelloise dont Béa Ercolini est la fondatrice et une personne qui porte haut le combat contre le sexisme.

Le constat est clair : quantité d’élèves, comme toute personne qui se déplace dans l’espace public et qui surfe sur Internet, sont confrontés aux insultes, menaces ou discriminations sexistes. Soit ils en sont les victimes, soit ils en sont les auteurs, soit les simples spectateurs : c’est devenu du sexisme ordinaire.

L’école est un des lieux majeurs de formation de leurs attitudes et de la construction des valeurs citoyennes de vie en société et a donc pour mission de favoriser le développement du vivre ensemble.

En plus du dispositif général contre le harcèlement lancé en septembre 2015, il est aussi essentiel de prévenir les élèves et de les sensibiliser aux formes de violence de nature sexiste.

Réalisées en collaboration avec la Ligue d’improvisation belge professionnelle, ces animations auront lieu durant le temps scolaire.

Concrètement, lors de cette activité, des comédiens de la Ligue d’impro joueront des courtes scènes illustrant des insultes, des menaces ou des discriminations sexistes. Les scènes seront par la suite interrompues et la réaction des élèves sollicitée pour intervenir en tant que « metteurs en scène » : ils peuvent ainsi agir sur le comportement des protagonistes, jusqu’à ce que la situation vécue trouve une issue favorable.

Cette animation a été testée auprès d’écoles bruxelloises durant l’année scolaire 2014-2015. Cette première diffusion-test du projet a été évaluée positivement et a été reconnue opérante d’un point de vue méthodologique.

L’approche par la technique de l’improvisation donne des résultats positifs et efficaces en matière de sensibilisation. La méthodologie interventionniste des élèves procure également chez eux un sentiment participatif plus responsabilisant par rapport à la thématique ciblée.

L’animation prévoit également la participation active des enseignants afin qu’ils puissent eux-aussi être sensibilisés et s’investir dans cette lutte avec les élèves.

Un cahier pédagogique, comprenant des pistes didactiques et destiné aux équipes éducatives, permet d’aborder la thématique préalablement et de continuer la sensibilisation après le passage des comédiens et ce, en vue d’inscrire l’activité dans la durée.