« CENTRE PEREX 4.0 » La gestion du Plan Infrastructures au cœur de la révolution numérique

Posté le 27 Mai 2016 dans Les Communiqués , National


A l’initiative de Maxime PREVOT, Ministre des Travaux publics, de la Sécurité routière et des Voies navigables, le Gouvernement wallon vient de valider le projet de modernisation du centre PEREX pour une gestion « high-tech » des infrastructures wallonnes. Grâce aux nouvelles technologies, ce sont les équipements, les outils, les locaux, … qui vont notamment passer à l’ère du numérique pour créer un véritable centre PEREX 4.0. Une autre grande nouveauté consiste en l’extension de ce centre aux voies navigables afin d’y gérer également le trafic fluvial.


Situé au cœur du réseau autoroutier près de Namur, dans l’échangeur de Daussoulx, le centre PEREX assure actuellement la gestion et la surveillance du trafic sur les autoroutes et les principales routes wallonnes ainsi que d’une partie du fonctionnement des équipements électromécaniques et de télécommunication.

Dans tout système ITS (Intelligent Transport System), le centre d’exploitation est le cœur névralgique des opérations. Plus précisément, il centralise les données issues des équipements de terrain (caméras, stations météo, réseau d’appel d’urgence, …) mais aussi ceux qui remontent des usagers ou des opérateurs divers disposant de données (Big Data). Il coordonne ensuite les actions de gestion du trafic mises en œuvre : déviations, signalisation, messages d’incident, messages préventifs, envoi d’un patrouilleur, viabilité hivernale, … et également la diffusion de l’information : publication sur sites web, vers les radios d’information trafic et à tous les opérateurs.

Or, la plupart des équipements, logiciels, bases de données, applications, … du centre PEREX ont été mis en place lors de son inauguration en 1999. Il apparait clairement aujourd’hui, plus de quinze ans plus tard, qu’ils ne répondent plus aux standards informatiques contemporains. Malgré quelques actualisations, le système reste difficilement évolutif et a atteint ses limites.

Afin d’accroître la qualité de la gestion du centre PEREX et donc la sécurité de tous les usagers, le Ministre Maxime PREVOT a donc décidé de lancer un ambitieux projet de modernisation de ce centre pour que la Wallonie soit demain à l’avant-garde européenne des outils de gestion des flux de transport et des données sur l’ensemble de son territoire, que ce soit sur le réseau routier ou fluvial: le centre PEREX 4.0.

Le centre PEREX 4.0 : un centre aussi dédié aux voies navigables

Le Ministre Maxime PREVOT a en effet décidé de créer un centre similaire à celui des routes pour le contrôle et la surveillance de l’état du réseau fluvial et de ses ouvrages d’art hydrauliques (écluses, barrages, ascenseurs, ...). Les équipements informatiques et électromécaniques seront donc en partie mutualisés.

Une centralisation des informations et du pilotage tout en maintenant des opérateurs de terrain s’avère effectivement tout aussi essentielle que pour le trafic routier. Ce nouveau centre névralgique fluvial s’articulera et se greffera sur le centre PEREX à Daussoulx.

Le centre PEREX 4.0 : un centre à la pointe de la technologie

L’objectif de ce nouveau centre consiste à développer de façon moderne et efficace un concept de « réseaux intelligents » permettant de gérer les infrastructures (auto)routières et fluviales en temps réel.

Le centre PEREX deviendra donc un véritable centre de gestion 4.0, dans la logique numérique portée par le Gouvernement wallon et le Plan Marshall : il sera agrandi, rénové et « upgradé » en profondeur, au niveau des fonctionnalités mais aussi au niveau des matériels, logiciels et applications. Sous réserve des validations techniques du point de vue architectural et urbanistique, l’extension du nouveau centre couvrira une surface de 800 mètres carrés au sol sur 4 niveaux dévolus notamment :

  • à la Direction générale des Routes du Service Public de Wallonie, dont la Police domaniale, en partenariat avec la SOFICO ;
  • à la Direction générale des Voies hydrauliques du Service Public de Wallonie ;
  • à la Police fédérale de la Route, dont la création d’un centre de traitement unique et centralisé des constats d’infractions routières (vitesses, ...) en collaboration avec les services de la Justice ;
  • à une nouvelle salle de gestion des trafics qui regroupera l’ensemble de ces services et qui comprendra un poste de contrôle opérationnel en cas de crise.

Il sera également équipé d’un nouveau parc informatique centralisé, dont les outils permettront de mieux gérer, contrôler et sécuriser les réseaux (auto)routier et fluvial en temps réel ainsi que de mieux surveiller l’état des équipements et de vérifier automatiquement leur fonctionnement pour les maintenir à un niveau de qualité constant.

En marge de cette nouvelle gestion dynamique, il sera aussi procédé à une première étape de rénovation importante des équipements présents sur les réseaux dont notamment :

  • un accroissement du nombre de boucles de comptage, permettant de comptabiliser les flux de trafic ;
  • une modernisation du parc d’équipements dynamiques, nouveaux panneaux à messages variables permettant de mieux communiquer auprès des usagers ;
  • le placement de signalisation dynamique d’affectation de voie en cas de fermeture d’une bande de circulation pour sécuriser le réseau lors d’un incident, des travaux, … (exemple : dans la liaison E25-E40 actuellement) ;
  • l’installation de caméras de contrôle supplémentaires ;
  • le remplacement des stations météorologiques obsolètes ;
  • la mise en place d’un système centralisé de gestion des temps d’attente aux écluses pour les bateaux ;
  • la gestion centralisée des ouvrages d’art hydrauliques de régulation ;
  • la télégestion des barrages et réservoirs ;
  • la centralisation des mesures hydrologiques ;

Concrètement, les nouveaux équipements électromécaniques, télématiques et informatiquespermettront d’atteindre de nouveaux objectifs ambitieux dont notamment :

  • la possibilité d’agir en temps réel sur le trafic ou sur un évènement majeur ;
  • une meilleure remontée de l’information liée au trafic ;
  • une plus large diffusion de l’information vers l’externe (opérateurs de terrain et usagers) ;
  • un accroissement de la rapidité de communication notamment via le réseau de fibres optiques ;
  • la multiplication des points de contrôle (caméras) ;
  • la création d’un poste de contrôle opérationnel pour tout évènement lié à l’urgence sur les réseaux et pour la gestion des pré-alertes et alertes hivernales.

Le marché de construction du centre PEREX 4.0 est prévu pour le second semestre 2016 pour un début des travaux estimé fin 2017, début 2018 sous réserve des procédures administratives. Suivront dans un second temps l’implémentation des équipements à l’intérieur du bâtiment ainsi que ceux y étant connectés tout le long des réseaux routier et fluvial.

Au total, le Ministre Maxime PREVOT a obtenu que 30 millions € soient affectés pour financer ce projetnovateur : 20 millions € pour l’agrandissement et la rénovation du centre PEREX 4.0 et 10 millions € pour la première étape de modernisation des équipements sur les réseaux. Ce budget provient du Fonds de la Sécurité routière lui-même alimenté par la dissolution du fonds fédéral, FIA (Fonds de l’Inspection Automobile).

Ces 30 millions € sont dégagés en complément des 640 millions € du Plan Infrastructures 2016-2019, présenté par le Ministre Maxime PREVOT début de cette année. Pour rappel, ce Plan vise à moderniser les infrastructures routières et fluviales en Wallonie afin d’accroître la sécurité et la mobilité de tous les usagers, favoriser le développement socio-économique de la Région et doper la création d’emplois. Il s’articule autour de quatre axes :

  • la poursuite de la réhabilitation des autoroutes (128 millions €) ;
  • la rénovation et la sécurisation des voiries régionales du réseau dit « secondaire » (347,5 millions €) ;
  • le développement des « Routes de l'Emploi » (89,5 millions €) ;
  • l’investissement dans les Voies hydrauliques (75 millions €). 

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Pour le Ministre Maxime PREVOT, il était essentiel que la Wallonie, située au carrefour des réseaux routiers et fluviaux européens, se dote d’un centre novateur de gestion dynamique de ses infrastructures. Le centre PEREX 4.0 contribuera à accroître la sécurité et la mobilité sur l’ensemble du territoire wallon.