Vers l’abandon de l’usage du glyphosate en Wallonie !

Posté le 6 Juin 2016 dans Les Communiqués , National


Alors que la Commission européenne vient à nouveau aujourd’hui de reporter sa décision sur la (non)prolongation du glyphosate, le Député François DESQUESNES défend cet après-midi en Commission de l’Environnement une proposition de résolution visant à définir une stratégie de suppression de l’utilisation de ce pesticide en Wallonie.


Pour rappel, le glyphosate est une substance active contenue dans plusieurs herbicides et constitue, selon un rapport de l’OMS datant de 2015, une substance « probablement cancérigène » pour l’homme. Pour le cdH, il est primordial de défendre l’application du principe de précaution à chaque niveau de pouvoir, chacun selon ses responsabilités.

Pour rappel, c’est l’Europe qui est compétente pour autoriser une molécule et c’est l’Etat fédéral qui agrée les produits dérivés et fixe leurs conditions de vente. Enfin, la Région peut préciser les règles d’utilisation des produits.

Le groupe cdH du Parlement de Wallonie, par la voix de François DESQUESNES, plaide pour une approche progressive et concertée permettant d’aboutir à l’abandon du glyphosate en Wallonie.

Pour le Député humaniste, une telle approche impliquerait :

1) d’interdire l’usage du glyphosate par les pouvoirs publics (à eux de montrer l’exemple) ;

2) d’interdire l’usage du glyphosate par les particuliers (à usage domestique : potagers, jardins, allées,…) en l’accompagnant de mesures d’information sur les pratiques alternatives ;

3) en concertation avec les organisations représentatives des secteurs concernés, de programmer la réduction progressive de l’utilisation du glyphosate par les professionnels (agriculteurs, horticulteurs,…) et son remplacement complet à terme par des mesures alternatives aux produits phytosanitaires (pratiques culturales, machinisme de précisions, etc.)

Pour François DESQUESNES, l’abandon progressif et concerté du glyphosate par les professionnels et le développement de techniques alternatives aux produits phytosanitaires est la seule voie possible à l’échelle wallonne car elle permet d’éviter que les professionnels ne soient contraints de recourir à d’autres molécules qui s’avéreraient aussi nocives pour la santé humaine et les écosystèmes. Cette approche permet aussi de concilier l’objectif de protection de la santé humaine et celui de préserver la compétitivité des exploitations agricoles et horticoles, tout en travaillant avec ces acteurs à la construction d’une agriculture plus résiliente et répondant aux attentes croissantes des consommateurs.